Mines : une production industrielle de l’or estimée à plus de 36 000 kg l’année dernière

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Le plus grand enseignement des chiffres du ministère de tutelle sur la production annuelle de l’or en 2018 est la part écrasante des industriels.

Les industriels ont exporté plus de 99 % de l’or produit par la République démocratique du Congo (RDC) en 2018. Le reste, représentant à peine 246 kg, provient d’un secteur artisanal qui ne livre pas tous ses secrets. En effet, un rapport de l’ONU produit en 2013 indiquait que 98 % de l’or produit en RDC était exporté frauduleusement par de nombreux groupes armés dans l’Est du pays. Jusqu’en 2010, ces exportations étaient essentiellement de production artisanale. L’entrée en production des Groupes Banro et Kibali Gold dans cette partie de la RDC a changé la donne. L’on est passé d’une production de moins de 12 kg en 2004 à plus de 32 000 kg en 2017.

Production de l'or en 2018

Par rapport à la période sous examen, c’est-à-dire 2018, les trois mines continuent à se partager la production industrielle de l’or dans le pays. Elles ont produit un total de 36 100 kg. En établissant un rapport de force sur le terrain, il se dégage clairement le leadership de Kibali, avec une production établie à 31 500 kg.

Kibali est un projet détenu à 45 % par Randgold resources, 45 % par Anglogold ashanti et 10 % par la compagnie publique congolaise Sokimo. Dans un communiqué officiel publié en janvier dernier, la mine de Kibali a confirmé un dépassement de sa production par rapport à ses prévisions de 2018.

Le niveau record atteint est le fruit, a poursuivi le document, « de l’accroissement réussi de la production de la mine souterraine et une amélioration constante de la récupération de l’usine de traitement ainsi que celle de l’alimentation ». A cette allure, a-t-il fait remarquer, Kibali devrait terminer son programme d’investissement sur sept ans et commencer à restituer les capitaux aux investisseurs qui ont financé son développement.

En octobre 2018, l’on a estimé la contribution à l’économie congolaise à près de 2,5 milliards de dollars américains. Pour rappel, la mine est située dans le Nord-Est de la RDC, à environ 220 km d’Isiro, la capitale de la nouvelle province du Haut-Uele. Elle dispose des réserves aurifères de trois cent vingt-neuf tonnes qui peuvent être exploitées jusqu’en 2031.

Quant au reste de la production industrielle de l’or en 2018, il provient de deux autres mines basées dans l’Est, en l’occurrence Twangiza et Namoya. Sortant d’une longue période d’arrêt, elles ont produit respectivement 3,1 mille et 1,4 mille kg d’or. L’autre enseignement à tirer des chiffres disponibles est le niveau relativement timide de la hausse enregistrée de la production entre 2015 et 2018. Le ministère des Mines indique 31 800 kg en 2015, 30 600 kg en 2016 et 31 500 kg en 2017. Cette tendance est perceptible tant chez les industriels que les artisanaux.  

Source: http://www.mediacongo.net/

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