Migrations : des responsables politiques et gouvernants du monde attendus à Marrakech

0

En prélude à la Journée internationale des droits de l’homme qui sera célébrée, le 10 décembre, des chefs d’Etat et représentants politiques internationaux se réuniront, le 8 décembre, dans la ville marocaine.

La conférence de haut niveau convoquée par l’ONU a pour objectif principal d’adopter officiellement un pacte global visant à rendre les migrations plus sûres et plus dignes pour tous, notamment dans leurs pays d’accueil.

En effet, selon le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui juge cette initiative très importante, ce texte qui sera ratifié de commun accord est intitulé « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ». Il a été approuvé par les États membres sous les auspices de l’Assemblée générale des Nations unies, en juillet dernier.

Ce pacte mondial non contraignant repose sur des valeurs telles que la souveraineté des États, le partage des responsabilités, la non-discrimination et les droits de l’homme. Il reconnaît aussi qu’une approche coopérative est nécessaire pour optimiser les avantages globaux de la migration, tout en atténuant ses risques et ses défis pour les individus et les communautés des pays d’origine, de transit et de destination.

Pour António Guterres, outre ces valeurs, le futur pacte mondial reconnait également le fait que tout individu a droit à la sécurité, à la dignité et à la protection malgré le fait qu’il soit un migrant.

« Il y a environ soixante-huit millions de personnes en déplacement forcé aujourd’hui à travers le monde. Les migrants et les réfugiés ont fait la Une ces dernières années en ce qui concerne la situation de la crise des réfugiés en Europe et en Amérique centrale », a-t-il ajouté, en précisant que les migrants réguliers représentent l’écrasante majorité des personnes qui traversent les frontières.   

Cependant, spécifiant le concept de migration, la représentante spéciale pour les migrations internationales de l’ONU, Louise Arbour, a souligné que la migration régulière désigne les personnes qui entrent ou séjournent dans un pays où elles n’ont pas acquis la nationalité par voie légale et dont la situation dans ce pays est manifestement connue par le gouvernement, en conformité avec toutes les lois et réglementations.

« La migration irrégulière est la situation des personnes qui se trouvent dans un pays et dont le statut n’est pas conforme aux exigences nationales. La grande majorité de ces migrants irréguliers entrent dans le pays légalement, avec un visa de touriste ou d’étudiant et prolongent leur séjour. Ils peuvent être régularisés pour ne pas être renvoyés dans leur pays d’origine », a-t-elle encore déclaré.

Par ailleurs, selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, un réfugié est une personne qui a été forcée de fuir son pays à cause de la persécution, de la guerre ou de la violence. Car, ils craignent avec raison, d’être persécutés pour des causes de race, de religion, de nationalité, d’opinion politique ou d’appartenance à un groupe social déterminé.

« Il faut une meilleure politique pour les migrations »  

Pour montrer la gravité du problème, l’Organisation internationale pour les migrants (OIM) a signifié que les dernières données sur le problème montrent que dans le courant de cette année, plus de trois mille trois cents personnes sont mortes ou ont disparu sur les routes migratoires à travers la planète. Et, la plupart en traversant la méditerranée, cherchant à se rendre en Europe.  

« La migration devient de plus en plus difficile, surtout en ce qui concerne l’Europe. Alors que de nombreux pays du monde ont besoin de travailleurs venant de l’extérieur », a reconnu Louise Arbour, argumentant que les données démographiques laissent démontrer que si ces pays d’accueil veulent maintenir leurs niveaux économiques actuels et développer leur économie, ils vont devoir recevoir des travailleurs étrangers bien formés pour répondre aux demandes du marché du travail.

Ainsi, pour Louise Arbour, ce pacte mondial est conçu en vue de résoudre le problème de la migration, en s’appuyant sur les plans national, régional et mondial. D’autant plus que si le pacte est formellement adopté, il y aura une nette amélioration des aspects humanitaires et de développement sans oublier les avantages économiques que la migration peut produire, si elle est bien gérée de manière coopérative. « Nous verrons une augmentation des bénéfices tirés de la migration », a-t-elle conclu.

 Notons que le pacte mondial qui a été approuvé par les Etats membres des Nations unies, le 13 juillet, est un document complet visant à mieux gérer les migrations internationales, à relever leurs défis et à renforcer les droits des migrants, tout en contribuant au développement durable. Il est profondément ancré dans la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Source : http://www.adiac-congo.com/

Laisser un commentaire