Migration : Emmanuel Macron favorable à l’ouverture des Hotspots en Afrique

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Le président français Emmanuel Macron  a reçu ses homologues,  tchadien Idriss Deby Itno, le nigérien Mahamadou Issoufou et le chef du gouvernement d’Union nationale de Libye, Fayez Al Sarraj, ainsi que la chancelière Angela Merkel pour un sommet sur la migration.

Ces trois pays africains sont considérés comme des pays où transitent les migrants. En juillet dernier, Emmanuel Macron annonçait l’ouverture de hotspots, des centres pour migrants au Niger, au Tchad et en Libye. Le président français veut passer à la pratique.

Emmanuel Macron est convaincu que son idée va limiter les flux migratoires illégaux en France. Cette annonce controversée a fait l’objet d’un mini sommet  à huis clos à Paris. Faisaient également partie de cette réunion, la cheffe de la diplomatie européenne Frederica Mogherini, le président du conseil italien Paolo Gentiloni, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

L’Elysée considère la rencontre comme une occasion de réaffirmer le soutien de l’Europe au Tchad, au Niger et à la Libye pour le contrôle et la gestion maîtrisée des flux migratoires. Car les centres d’accueil délocalisés serviront à traiter plus facilement les demandes d’asile et à trier les réfugiés et les migrants. Cette vision des choses est partagée par l’Italie qui projette, également l’ouverture des centres d’accueil au Niger.

La chancelière allemande Angela Merkel avait, auparavant,  lancé l’idée d’un plan Marshall, que Emmanuel Macron ne veut pas entendre, affirmant que si la question  devait se résoudre en aide financière, elle l’aurait été depuis. Pour le président français le problème de l ‘Afrique est plutôt « civilisationnel».

Une idée impopulaire en Afrique

La vision d’Emmanuel Macron très impopulaire. Après les ONG, les dirigeants africains ont dénoncé la politique migratoire du président français.  Ils demandent des engagements financiers en faveur  d’une solution à la crise libyenne, à la stabilisation du Mali et au développement des pays comme le Niger ou le Tchad.

 « Nous sommes contre ce projet qui risque de créer un appel d’air. Des milliers de candidats à l’immigration viendront chez nous », a déclaré le ministre tchadien des affaires étrangères Hissein Brahim Taha. 

Source : adiac-congo.com

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