Migrants : plus qu’une main d’œuvre ou des étrangers, des humains

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Le Vatican rappelle qu’au-delà des statistiques, les migrants sont des personnes qu’on ne doit pas traiter suivant l’humeur des populistes.

L’Observateur permanent du Saint-Siège auprès des agences spécialisées de l’ONU à Genève, en Suisse, a rappelé cette semaine que le phénomène des migrations est devenu une réalité touchant désormais à tous les aspects de la vie des nations. D’où la nécessité, a dit Mgr Ivan Jurkovic, d’une approche plus humaine et mieux intégrée, fermement centrée sur la personne humaine et sa dignité, loin de la stigmatisation et des stéréotypes. D’où aussi l’urgence à sortir de la contradiction des Nations occidentales : utiles à leurs économies, les migrants sont tout de suite classés comme une menace dans l’opinion et les médias.

Il ne faut pas perdre de vue un autre aspect important : les migrants sont d’abord des personnes  et pas seulement une donnée ou une caractéristique de personnes. « Ma délégation, a poursuivi le haut-prélat, est convaincue que la vulnérabilité des migrants découle d’une vaste étendue de discriminations, finissant par déboucher sur l’abus de leurs droits. Cette situation est souvent provoquée par des facteurs extérieurs extrêmes, mais ces facteurs sont eux-mêmes provoqués par la conduite d’hommes ou de femmes qui décident d’ignorer la valeur de l’être humain et sa dignité par appât du gain ou par un autre souci commode ».

L’observateur permanent du Saint-Siège a invité la communauté des Nations à ne pas se contenter de dresser des constats : il faut agir. « De tout temps, a dit Mgr Jurkovic dans un autre débat de l’ONU sur le dialogue avec les migrants, le Saint-Siège rappelle que les migrants ne sont pas seulement des personnes en quête de bien-être ; ils représentent l’autre face du processus de globalisation. Ils arrivent avec courage, espoir et serviabilité ; ils peuvent constituer des instruments de paix dans les relations entre pays, et un atout pour leurs pays de départ, de transit et de destination ainsi que pour eux-mêmes et leurs familles ».

Mais le représentant du Vatican a déploré que « trop fréquemment, cette réalité soit obscurcie cachée par les standards que véhiculent les médias dans les opinions publiques ». Les sociétés se montrent moins accueillantes, plus fermées et plus craintives quant au maintien de leur identité et de leur culture qui courent, estiment-elles, le risque de disparaître. « C’est pourquoi le Pape François nous rappelle à l’impératif de la solidarité face aux plus faibles, aux plus pauvres et aux plus vulnérables ».

Source : adiac-congo.com

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