Météorologie : les experts de la CEEAC en quête de meilleures performances

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Des experts et directeurs des services météorologiques et hydrologiques de la zone Afrique centrale se sont réunis le 12 octobre à Brazzaville, pour tenter de trouver les moyens de diffuser des prévisions météorologiques fiables.

Les conclusions de leurs travaux seront soumises à la 3e conférence des ministres en charge de la météorologie des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui s’ouvre ce vendredi. La mission de ces experts en météorologie est de produire des données qui doivent servir à anticiper sur des événements catastrophiques, ou encore de planifier certaines activités sectorielles.

Initiée sur le thème « perspectives pour la mise en œuvre du cadre de Sendai et du nouveau programme africain sur la réduction des risques de catastrophes en Afrique centrale », la réunion des experts de la CEEAC devrait permettre de préparer les textes et d’autres moyens pour l’ouverture du Centre d’application et de prévision climatologique (CAPC-AC) basé à Douala, au Cameroun.

Les services météorologiques jouent un rôle clé dans le mécanisme d’alerte et d’information climatiques, explique Dominique Kuitsouc, coordonnateur des programmes de gestion des risques de catastrophes auprès de la CEEAC.

« Les experts doivent fournir des documents qui feront que ce centre soit opérationnel dans les meilleurs délais », a-t- il déclaré, soulignant l’importance des données fournies qui seront utilisables dans le secteur agricole par les gestionnaires de risques en vue d’anticiper sur les catastrophes naturelles…

L’Afrique centrale n’est nullement à l’abri des effets « pervers » du climat, rappelle le ministre congolais des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Fidèle Dimou, car 90% des catastrophes survenues sont d’origine hydrométéorologique.

« Ce sont les inondations, les coulées de boue, l’ensablement ou l’assèchement des cours d’eau, l’érosion côtière, la sécheresse, la perte de la biodiversité », a-t- il énuméré, ajoutant les effets du changement climatique qui compromettent les efforts de développement durable.

Enfin, plusieurs partenaires au développement sont engagés à soutenir ce programme CEEAC pour la diffusion des données météorologiques et climatiques fiables, parmi l’Organisation météorologique mondiale, la Banque africaine de développement, l’Union européenne, ainsi que des organisations sœurs comme la Sadc et la Cédéao.    

Légendes et crédits photo : 

Fidèle Dimou posant avec les experts

Source : adiac-congo.com

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