Mende au secours de Nangaa : « L’Accord de la Saint Sylvestre prévoit une prolongation des élections »

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Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a tenu, ce jeudi 13 juillet 2017, un point de presse à Kinshasa, autour de deux points principaux : la situation sécuritaire en RDC et la polémique autour de la déclaration du n°1 de la CENI concernant le report des élections.

Mende souligne que seule la CENI a le pouvoir d’organiser les élections. Donc, si cette institution trouve qu’il y a des questions d’ordre techniques susceptibles de retarder ce rendez-vous des urnes, elle peut bien revoir son calendrier, ce qui est de son pouvoir, en tant qu’organe chargé d’organiser les élections.

Il s’agit-là d’un véritable soutien de ce membre du gouvernement au président de la CENI objet de multiples attaques tant de l’intérieur que de l’extérieur du pays, après ses propos jugés incendiaires par le Rassemblement/Limete et une frange importante de la société civile.

A en croire l’orateur, certes, les parties prenantes ont convenu de « l’organisation des élections en une seule séquence présidentielle, législatives nationales et provinciales au plus tard en décembre 2017 » (Point IV.2). Mais, par souci de prudence et de réalisme, elles ont pris soin de préciser ce qui suit : « Toutefois, le Conseil National de Suivi de l’accord et du processus électoral, CNSA, le Gouvernement et la CENI peuvent unanimement apprécier le temps nécessaire pour le parachèvement desdites élections ». Ce qui constitue, pour Mende, une disposition spéciale dérogatoire au principe général fixant la date des scrutins au plus tard en décembre 2017.

Il souligne que le CNSA étant en cours de formation et en dépit du léger retard enregistré dans sa constitution du fait du déplacement impromptu à l’étranger du président du Sénat qui avait reçu du Chef de l’Etat, mandat d’en finaliser le processus avec son collègue de l’Assemblée Nationale, le gouvernement et la CENI ne peuvent qu’attendre la constitution dudit CNSA pour procéder à l’évaluation du temps nécessaire pour la tenue du scrutin. « Mais cela n’empêche pas la CENI qui dispose du monopole constitutionnel de l’organisation du processus électoral de faire état des difficultés et contraintes nécessitant la tenue de la tripartite sus-évoquée entre elle, le Gouvernement et le CNSA ».

De la situation sécuritaire du pays

La situation sécuritaire de la République Démocratique du Congo préoccupe le gouvernement à la suite de la multiplication d’incidents de sécurité à travers l’ensemble du territoire national, notamment les évasions parfois massives de détenus ou prévenus ou des tentatives d’évasion évitées de justesse de divers centres pénitentiaires. « Ces évasions qui font tant jaser interpellent le gouvernement au plus haut point », dit Mende.

Source : Media Congo

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