Médicaments falsifiés, des vies en danger

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Antibiotiques, antipaludéens, contraceptifs…Au total, un médicament sur dix en circulation dans les pays pauvres ou en développement seraient falsifiés. L’OMS alerte sur les risques pour la santé des populations. Des conséquences dramatiques, individuellement et collectivement.

Les médicaments falsifiés représentent 10% du marché dans les pays pauvres ou en développement. D’après les données compilées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) depuis 2013, plus de 1 500 cas de produits médicaux falsifiés ont été rapportés. La plupart des événements concernent l’Afrique subsaharienne (42%). « Ces informations représentent sans nul doute une petite fraction du problème global et de nombreux cas restent sans doute ignorés », souligne l’OMS.

Des conséquences « inacceptables »

Concrètement, cela signifie que « des gens prennent des médicaments inefficaces contre leurs maladies », ajoute le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur générale de l’OMS. « Imaginez une mère qui paie le traitement de son enfant malade au lieu d’acheter à manger, car elle doit choisir. Et ensuite, ce traitement s’avère falsifié et provoque le décès de son enfant. C’est inacceptable! » s’emporte-t-il.

De plus, ces faux médicaments favorisent le développement des résistances bactériennes, notamment lorsque les traitements concernés sont des antibiotiques. Lesquels font partie des molécules les plus falsifiées, avec les antipaludéens. Mais aucune catégorie n’est pour autant épargnée. Ainsi, l’OMS a reçu des notifications concernant les contraceptifs mais aussi des traitements contre le cancer.

En se basant sur 10% de molécules falsifiées, l’Université d’Edimbourg (Ecosse) a estimé que « 72 000 à 169 000 enfants pouvaient mourir chaque année de pneumonie due aux faux antibiotiques ».

« Les pays doivent se rendre compte de l’étendue du problème et coopérer au niveau régional et global pour prévenir le trafic de ces produits », conclut l’OMS.

Source : Media Congo

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