Médias : le CSLC dénonce l’agression des journalistes en 2017

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Par la voix de son président, Philippe Mvouo, l’autorité de régulation des médias a vivement condamné l’agression dont ont été victimes les journalistes, le 30 novembre 2017 à Brazzaville.

 

 

 

Le président du Conseil supérieur de la liberté de la communication (CSLC) a fait part de l’indignation de son institution, le 12 janvier à Brazzaville, à l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux à la presse. Dans sa communication, Philippe Mvouo a dénoncé l’agression par des inconnus des journalistes, le 30 novembre 2017, pendant qu’ils attendaient un avocat qui devait donner une conférence de presse au compte de son client gardé à vue à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville.

« …Je vous invite, mesdames et messieurs les journalistes, à déplorer, et pas seulement, à condamner fermement les agressions dont vous êtes victimes (…). L’agression des journalistes est une atteinte contre le quatrième pouvoir, contre le pouvoir d’informer, contre le pouvoir de vérité, contre le pouvoir de la justice, somme toute, contre la raison du bon vivre-ensemble dont nous rêvons tous », a déclaré Philippe Mvouo, avant de rassurer les professionnels de l’information et de la communication qu’une enquête policière déterminera les auteurs de ces actes barbares d’une époque révolue.

Le président du CSLC a indiqué que la conjoncture financière du pays n’a pas permis à son institution de réaliser, pendant l’année 2017, des activités inscrites à son programme, dont la plus importante était la tenue des assises de la presse. Philippe Mvouo a promis de reconduire ce dernier projet en 2018. Cette fois-ci, a-t-il promis, les professionnels de l’information et de la communication seront entièrement responsabilisés.

Abordant le point relatif à l’encadrement des journalistes, le président du CSLC a noté que cette année, il se fera suivant une méthodologie pédagogique fondée sur le triptyque : éduquer par les médias ; éduquer les médias et éduquer aux médias.

Par ailleurs, Philippe Mvouo a reconnu que l’accès des partis politiques, des syndicats, des associations et des citoyens aux médias publics est devenu une réalité, ne serait-ce qu’en période électorale. « Mais cet accès pose encore problème, parce que l’équité n’est pas respectée. Cette ouverture des médias publics ayant favorisé la reconfiguration et l’élargissement de l’espace public et symbolisé une redistribution du pouvoir politique au sein de notre société par la renégociation de l’accès à la parole entraîne de facto de nouveaux mécanismes de consolidation du processus démocratique », a renchéri le président du CSLC.

En outre, le Conseil a annoncé la révision sous peu des conventions qu’il a eues à signer avec les opérateurs du secteur de télédistribution, afin de les adapter aux exigences actuelles. Au cours de cette cérémonie de présentation des voeux à la presse, le grand chancelier des ordres nationaux a élevé Philippe Mvouo au grade de commandeur dans l’ordre du mérite congolais.

 

 

 

Légendes et crédits photo : 

Philippe Mvouo délivrant sa communication

Source : adiac-congo.com

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