Mbandaka: plusieurs blessés graves lors d’affrontements entre partisans de l’opposition et de la majorité

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La campagne électorale en cours a pris les allures d’une épreuve de force hier jeudi 6 novembre, à Mbandaka dans la province de l’Equateur où des militants de l’Opposition et de la Majorité présidentielle se sont farouchement affrontés. Des sources locales rapportent qu’une femme s’est retrouvé avec les deux jambes fracturées.

La ville de Mbandaka a connu une atmosphère anti-démocratique hier. En lieu et place d’un combat d’idées autour d’un projet de société, la campagne électorale a plutôt tourné à la bagarre entre les militants de l’Opposition et ceux de la Majorité présidentielle. Le bilan fait état d’importants dégâts humains et matériels et plusieurs blessés.

Joints par la radio Top Congo FM en fin de matinée, les responsables de la société civile locale dénombrent plusieurs cas de blessés graves. Ils affirment qu’une femme d’une trentaine d’années a vu ses deux jambes « amputées ». Aucun cas de décès n’a été signalé. Ce, en dépit de l’usage par ces militants de diverses armes blanches, a-t-on appris.

Le Coordonnateur de la société civile de Mbandaka, Fabien Mungunza, fustige l’escalade de la violence entre les militants de l’opposition et de la Majorité depuis le début de la campagne électorale. Il appelle ainsi les jeunes à ne pas céder à la manipulation, à adopter un comportement favorisant le bon déroulement du reste des opérations électorales et la tenue effective des élections le 23 décembre.

LE CNSA CONDAMNE CETTE INTOLERANCE

 » De temps en temps, des échauffourées éclatent entre les militants des partis politiques de l’opposition et de la Majorité. Le cas le plus emblématique reste cette bagarre au cours de laquelle les jambes d’une femme ont été amputées. Nous demandons ainsi aux autorités d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens pendant cette période hautement sensible « , a plaidé Fabien Mungunza, à Top Congo.

Pour sa part, le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) condamne avec la dernière énergie les actes d’intolérance enregistrés depuis le début de la campagne électorale. Le rapporteur de cette institution d’appui à la démocratie, Valentin Vangi, fait savoir que sa structure déploiera ses membres, dès la semaine prochaine, sur toute l’étendue du territoire national afin de superviser le reste du processus électoral.

Il rappelle, par ailleurs, que tous les candidats ont droit à un traitement durant cette période électorale.  » Nous avons déjà suffisamment de rapports de toute la République. Nous recevons des plaintes, des inquiétudes venant de partout. Le CNSA compte déployer ses membres à travers toute la république d’ici au 10 décembre prochain. Ils vont rester dans les provinces jusqu’à la tenue des élections. Ils discuteront régulièrement avec les gouverneurs, les services de sécurité, et auront des réunions de conscientisation avec les leaders des partis politiques pour les appeler à la tolérance et à la paix. Car, il ne faut pas qu’on gâche la fête », a promis Valentin Vangi.

VIVEMENT DES MACHINES A VOTER A L’EQUATEUR

Au cours de cette même interview à Top Congo, Fabien Munguza a déploré le recours aux moyens de l’Etat à des fins de campagne électorale par certains candidats qui sont aux commandes de la province de l’Equateur.  » On utilise les voitures, les finances publiques pour des fins personnelles. Ce qui n’est pas normal « , s’est-il plaint.

Un autre fait qui dérange la société civile de Mbandaka, poursuit Fabien Munganza, c’est la non-expérimentation de la machine à voter par la population. « Je peux vous garantir que plus de 90% de la population de la ville de Mbandaka n’ont pas encore vu une machine à voter. C’est seulement une catégorie de privilégiés qui y ont accédé. Les plaintes que nous recevons au niveau de nos points focaux dans les territoires sont très inquiétantes. La population ne connait rien de la machine à voter « , a conclu Fabien Mungunza. 

Source: http://www.mediacongo.net/

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