Massacre au Kasaï : arrivée prochaine de trois experts internationaux

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Hier, la ministre des Droits Humains, Marie-Ange Mushobekwa, a reçu la visite de deux diplomates occidentaux. Il s’agit bien entendu de l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en RDC, Dannis Hankins, et celui de la Grande Bretagne, Graham Zebede.

Au cœur de leurs échanges, la situation des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo, singulièrement dans les provinces du Kasaï où le phénomène Kamuina Nsapu et les atrocités qui s’y sont produits, ont occasionné des pertes en vies humaines, le déplacement interne de nombreux Congolais et de milliers de réfugiés qui se trouvent actuellement sur le sol angolais.

Par ailleurs, il était question pour les deux parties de faire le point et de voir quoi faire à la lumière de la résolution du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies.

Arrivée en septembre prochain de trois experts internationaux

Les deux diplomates, américain et britannique, ont annoncé l’arrivée, en septembre prochain, sur le sol de la République Démocratique du Congo, de trois experts internationaux. Il s’agit de M. Luc Côté, de la nationalité canadienne, de Mme Fatimata Mbaye, de la Mauritanie et de M. Bacre Ndiaye du Sénégal.

Nommés par le Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, ils sont chargés de mener des enquêtes en rapport avec les atrocités survenues au Kasaï ainsi que la mort de deux experts de l’ONU tués notamment, l’américain Michael Sharp et la suédoise Zaida Catalan, dont la tête avait été non seulement décapitée, mais trimballée ça et là par des hommes se réclamant de la milice Kamuina Nsapu.

D’ailleurs, indique-t-on, le procès en cours, organisé sur place, au Kasaï, par les instances judiciaires militaires congolaises, livre des révélations troublantes.

La diplomatie congolaise ne s’offusque outre mesure

Les massacres au Kasaï n’ont pas finalement donné lieu à une enquête internationale, telle que voulue, au départ, par le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme. Les délégués de Kinshasa, dont la ministre des Droits Humains, Marie-Ange Mushobekwa, et celui de la Justice et Garde des sceaux, Alexis Thambwe Mwamba, avaient fait prévaloir des arguments pour infléchir la position précédemment soutenue par le Haut Commissaire aux droits de l’Homme.

Avec le soutien des Etats africains, les 47 Etats membres du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU étaient parvenus à un compromis, pour que des Experts des Nations Unies, de concert avec Kinshasa, mènent des enquêtes afin d’identifier les auteurs et les commanditaires de ces atrocités. L’annonce de l’arrivée de ces experts répond donc à la résolution arrêtée par le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. Du côté de la diplomatie congolaise, l’on ne s’offusque outre mesure, parce qu’il s’agit d’une assistance technique des experts de l’ONU.

Source : Media Congo

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