Marche improvisée du 12 janvier : Vital Kamerhe décline toute responsabilité

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Le président de l’UNC rejette l’accusation de la police le passant pour instigateur de la manifestation improvisée à la fin de la célébration eucharistique du 12 janvier, à la cathédrale Notre-Dame  de Kinshasa, en mémoire des victimes du 31 décembre.

Marche improvisée du 12 janvier : Vital Kamerhe décline toute responsabilitéVital Kamerhe est l’un des opposants les plus cités dans les dérapages ayant émaillé la messe du 12 janvier à la cathédrale Notre-Dame organisée par le clergé catholique, en mémoire des victimes de la répression de la marche des catholiques du 31 décembre 2017. La version policière des faits le présente comme instigateur de la marche improvisée à la fin du culte et qui a perturbé l’ordre public pendant de longues heures. Le porte-parole de la police qui l’a cité nommément s’est dit étonné de voir le président de l’UNC chercher à prendre un bain de foule à la sortie de l’église, se faisant suivre par un groupe de partisans hystériques qui, apparemment, ne semblaient écouter que la voix de leur propre conscience, laissant créditer la thèse d’un projet prémédité.  

Le leader de l’UNC, pour sa part, plaide non coupable et met tout ce qui était arrivé sur le compte de l’inattendu, de la spontanéité, car personne ne pouvait prévoir ce qui allait arriver. « La spontanéité par définition ne se prévoit pas. Si le peuple décide d’être content ou d’accueillir un message de Dieu spontanément, ni la police ni le chef de l’État ou qui que ce soit ne peut l’empêcher. Les gens étaient contents du message qui a été prêché : l’amour, la vérité, la justice, la tolérance », a-t-il laissé entendre à la presse, quelques heures après la dispersion de la population par la police. Et de poursuivre : « Nous avons quitté glorieusement et avec joie l’église Notre-Dame pour marcher, parce que les routes ne sont pas faites seulement pour les véhicules. Il y a les piétons qui peuvent marcher et tout le monde peut marcher sans perturber l’ordre public. Donc, nous étions en train d’exprimer à la fois notre colère de voir que notre pays est gouverné comme il l’est, notre peuple paupérisé, et nous disons donc que la lutte continue. La flamme qui s’est allumée continue. C’est à nous maintenant les politiques de prendre le relais ».

À ceux qui pensent que lui et ses pairs de l’opposition font de la récupération en s’appuyant sur les actions de l’Église catholique pour dissimuler leur faiblesse à changer la donne politique, le leader de l’UNC dit ne pas être gêné par cette manière de présenter les choses. « Nous n’avons pas de honte à dire que nous récupérons le message de Dieu pour le distribuer à toutes ses brebis à travers le pays. Il n’y a pas meilleure union que celle à travers l’Église. Maintenant que nous avons commencé à avoir une unité solide et indéfectible par la grâce de Dieu, pourquoi pas !». a-t-il réagi.

Enfin, cet acteur politique légitime l’action des princes de l’Église qui sont, d’après lui, dans leur mission telle que prévu dans le Droit canon, c’est-à-dire « là où la population est opprimée, l’Église ne doit pas se taire ».          

Légendes et crédits photo : 

Vital Kamerhe

Source : adiac-congo.com

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