Marché de l’emploi : le gouvernement poursuit sa réforme avec l’extension de nouveaux centres des métiers

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L’exécutif a créé, en mars dernier, deux nouvelles entités publiques pour essayer de juguler le chômage des jeunes, en y associant des projets spécifiques. Pour cela, la Banque africaine de développement (BAD) va l’aider à financer un centre des métiers des mines à Souanké et un autre du bois à Kabo, dans le département de la Sangha.

Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, Nicéphore Fylla, était présent, le 10 mai à Brazzaville, lors de la séance de travail entre le président de la BAD, Akinwumi Adesina, et les membres du gouvernement.

Celui-ci en a profité pour présenter les projets relevant de son département. « L’un des sujets a porté sur la réforme du secteur public de l’emploi, avec la création de l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE) qui va s’occuper de la régulation du marché de l’emploi et le Fonds national de l’employabilité et de l’apprentissage censé soutenir les centres de métiers puis financer les formations pour les jeunes sans qualification », a indiqué Nicéphore Fylla.

Si l’ACPE bénéficie de l’appui de l’Agence française de développement, l’État continue de mobiliser des contributeurs du fonds. La tutelle a besoin en urgence de quelque cinq cents millions francs CFA pour finaliser les travaux d’infrastructures, équiper les futures installations aussi bien à Brazzaville qu’à l’intérieur du pays, puis réaliser des enquêtes autour du chômage estimé à 35%.

À ce sujet, le groupe de la BAD a accepté de ne subventionner que les deux centres de formation à Souanké et Kabo, au lieu des quatre initialement prévus. La faute à la crise économique, d’après le ministre Fylla, qui n’a pas permis au Congo de verser sa contrepartie financière.

Mais le gouvernement veut convaincre ses partenaires à financer la formation des ingénieurs agricoles. Le pays manque de personnel dans ce domaine, puisqu’une bonne partie des ingénieurs est allée à la retraite.

« Nous produirons une fiche auprès de la ministre du Plan afin que nous bénéficions d’une faveur dans les financements à venir », a insisté le membre du gouvernement. Il faisait ainsi allusion à l’enveloppe de deux milliards de dollars américains promise par la BAD pour le financement du Plan national de développement 2018-2022.

Légendes et crédits photo : 

Le ministre Antoine Nicéphore Thomas Fylla Saint-Eudes

Source : http://www.adiac-congo.com/

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