Marche anti-Kabila: l’opposition pour une mobilisation « massive »

0

Le parti historique de l’opposition congolaise a appelé, le 12 février, à une participation « massive » à la marche des catholiques, prévue pour le 25 février, à Kinshasa, contre le maintien au pouvoir de l’actuel chef de l’Etat.

Dans un communiqué, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a également indiqué que son congrès prévu pour les 26 et 27 février était « reporté pour soutenir la marche programmée le 25 février par le CLC (Comité laïc de coordination) ». L’UDPS a appelé « tous les combattantes et combattants à répondre massivement à cette marche« . Collectif proche de l’Église catholique, le CLC a invité à une nouvelle marche le 25 février contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila en RDC. Les deux précédentes marches, organisées le 31 décembre 2017 et le 21 janvier dernier, à l’appel de ce collectif, avaient été interdites et réprimées à balles réelles. Au total, une quinzaine de personnes ont été tuées, selon l’ONU et l’épiscopat. Les autorités n’ont reconnu que deux morts, le 21 janvier. La Commission nationale des droits de l’Homme de la RDC a fait un décompte de sept morts, le 31 décembre, et quatre, le 21 janvier.

« Ce 25 février 2018, où que nous soyons, au Congo ou à l’étranger, sans distinction d’appartenances religieuses ou politiques, levons-nous et marchons pour dire non à la dictature« , a écrit le CLC dans son communiqué. « Soyons prêts à affronter le pire pour arracher le meilleur« , selon les termes du document. Dans leurs précédents appels, les catholiques demandaient au président Kabila de déclarer publiquement qu’il ne se représentera pas à la présidentielle prévue pour le 23 décembre et réclamaient le respect des libertés fondamentales.

L’UDPS n’a pas avancé de nouvelle date pour la tenue de son congrès censé désigner le successeur de son ex-président, Étienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017, à Bruxelles. Son corps n’a toujours pas été rapatrié ni inhumé en RDC faute d’accord entre les autorités, la famille et l’UDPS.

 

 

Source : adiac-congo.com

Laisser un commentaire