Marche à Kinshasa pour réclamer la libération du journaliste Peter Tiani

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Une dizaine de journalistes congolais ont marché vendredi à Kinshasa pour réclamer la libération de leur collègue Peter Tiani, poursuivi pour « diffamation » envers le Premier ministre et détenu depuis trois jours, en République démocratique du Congo.
« Libérez Tiani! », scandaient ces journalistes sur la route menant au bureau du procureur général de la République.

« Nous avons marché pour exiger la libération de notre confrère Peter Tiani arrêté mercredi soir par un groupe de quatre agents de service de sécurité dans les locaux de sa rédaction« , a déclaré à l’AFP Edmond Izuba, organisateur de la marche.

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Directeur du magazine d’informations « Le vrai journal », M. Tiani est détenu pour « diffamation, calomnie et imputations dommageables » à l’encontre de la famille du Premier ministre Bruno Tshibala, selon un communiqué de l’organisation Journaliste en danger (JED).

M. Tiani est poursuivi pour avoir relayé un article tiré d’un média en ligne (scooprdc.net) faisant état de la disparition d’une importante somme d’argent à la résidence du Premier ministre congolais Bruno Tshibala, selon JED.

« Le bureau du procureur général de la République nous a promis de retourner à la procédure normale, c’est-à-dire deux mandats d’arrêt, plus le mandat d’amener. En d’autres termes, Peter Tiani doit être libéré aujourd’hui« , a déclaré Edmond Izuba à l’issue d’une audience dans ce bureau.

JED « s’insurge contre la procédure cavalière de l’arrestation du journaliste, et demande sa mise en liberté pour lui permettre de comparaître en homme libre ».

« Tous ce qui est raconté dans cet article relève du mensonge : il n’y a pas eu vol chez le Premier ministre », a réagi Me Patrick Mutombe, un proche du Premier ministre, interrogé par l’AFP.

« C’est bel et bien une diffamation, une imputation dommageable qui porte atteinte au Premier ministre et à sa famille, c’est pourquoi les concernés ont saisi la justice« , a-t-il affirmé.

La RDC occupe la 154e place sur 180 dans l’édition 2018 du classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans Frontière (RSF).

Deux autres journalistes congolais dont une femme accusés de diffamation sont actuellement détenus à Makala, la grande prison de Kinshasa.

« Notre combat aujourd’hui est de parvenir à la dépénalisation du délit de presse dans ce pays« , a ajouté le journaliste Edmond Izuba

Source: http://www.mediacongo.net/

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