Maison d’arrêt de Brazzaville : un braconnier écroué et un autre renvoyé

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Les organisations de lutte anti-braconnage se sont exprimées, le 04 août, sur les conditions de transfert des braconniers, Samuel Dissaka et Alex Botoye, du tribunal de Ouesso à la maison d’arrêt Brazzaville.

 

Selon des sources concordantes, les deux braconniers originaires de la RD Congo ont été condamnés par le tribunal de Ouesso pour abattage d’éléphants et commercialisation de pointes d’ivoire, faits punis par les articles 25 et 113 de la loi 37 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées.

Pour des raisons de décongestion et de vétusté de la maison d’arrêt de Ouessoils ont été transférés à Brazzaville, qui a accueilli Samuel Dissaka et refusé le placement de M. Alex Botoye. Motif évoqué : le régisseur de la maison d’arrêt de Ouesso n’avait pas communiqué avec sa hiérarchie et ses collègues de Brazzaville, à en croire la même source. Pourtant, le tribunal de la ville de Ouesso avait ordonné, en date du 19 juillet 2017, aux agents de la force publique de transférer ces deux originaires de RD-Congo, vers la maison d’arrêt de Brazzaville.

Outre l’abattage d’éléphants et la commercialisation de pointes d’ivoire, le tribunal les condamne à cinq ans de prison ferme, tout en reprochant également aux deux malfrats la détention illégale d’armes et munitions de guerre.

A en croire, certains acteurs de la lutte contre le braconnage, la non détention du braconnier Alex Botoye à la maison d’arrêt de Brazzaville fait suite aux arrangements afin de susciter des moyens légaux qui permettent sa sortie des geôles.

Interrogé sur les raisons de ce fiasco, un responsable de la répression des crimes sur la faune déclare : « Ce qui s’est produit ne m’étonne pas, je ne serais pas surpris qu’en moins de trois mois le détenu Botoye soit dehors. Je prédis que l’administration pénitentiaire de Ouesso par le biais de son infirmerie se battra corps et âmes pour pousser le tribunal à accorder une libération à monsieur Botoye sous faux diagnostique de tuberculose ».

Les responsables de la direction départementale de l’économie forestière de la Sangha craignent que ces manœuvres deviennent récurrentes à la maison d’arrêt de Ouesso.

 

 

Source : adiac-congo.com

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