Machine à voter : Jean-Pierre bemba confirme la marche de protestation de ce vendredi 26 octobre

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Le sénateur congolais et président du Mouvement de libération du Congo (MLC) Jean-Pierre Bemba, a confirmé, dans une interview accordée mardi 23 octobre 2018 à Radio Okapi, la marche de toute l’opposition prévue vendredi 26 octobre contre la machine à voter, mais aussi contre les dix millions d’électeurs fictifs que la Céni a décidé d’aligner aux scrutins du 23 décembre prochain.

Depuis Bruxelles où il séjourne, le sénateur congolais s’exprime également sur l’évolution des discussions autour d’un programme commun et d’une candidature unique de l’opposition à la présidentielle.

A la question de savoir pourquoi encourage-t-il ses militants à prendre part à la marche du 26 octobre, alors qu’il l’avait déjà fait à Kinshasa et à Mbandaka, Jean-Pierre Bemba explique que c’est « parce que d’abord la CENI, principalement la présidence du bureau de la CENI sont sourds à l’appel de la population, des cadres et des candidats aux différentes élections, qui sont en train de se plaindre de ce qu’on appelle aujourd’hui la ‘’machine à tricher’’ (machine à voter), et surtout les noms des dix millions d’électeurs fictifs qui est déjà mis en place pour pouvoir déjà faire gagner le candidat à tous les niveaux des élections et pouvoir se créer une majorité et mettre en place un chef d’Etat sur base des dix millions des fictifs ».

Pour lui, cela est contraire « à ce que doivent être des élections dans un Etat démocratique, qui doivent être l’inspiration et l’émanation du peuple… » Mais, note-t-il, « c’est ce qui se fait qu’à partir du moment où il n’y a pas de dialogue et de coopération au niveau de la CENI », avant d’ajouter : « il n’est jamais trop tard pour pouvoir appeler la population – qui est le souverain primaire – de pouvoir se déterminer, bien sûr pacifiquement, conformément à la constitution et aux droits qui sont réservés au peuple de pouvoir manifester en informant les autorités ».

Quant à savoir si avec une telle marche l n’était pas sur la voie du boycott, le président du MLC rassure qu’il n’est pas question de boycott des scrutins prochains. « Aujourd’hui, ce que nous appelons, c’est que la CENI revienne à la raison. Ou alors que ce qui sera fait, s’il devait le maintenir, c’est qu’effectivement, elle confirme qu’elle est en train de mettre en place la plus grande fraude électorale avec une affaire de machine à voter qui n’a jamais été tester nulle part dans le monde ». et d’ajouter : « Je pense qu’il n’y a personne qui est dupe. Aujourd’hui, nous connaissons le schéma ».

Mais, a-t-il des assurances que leurs préoccupations telles qu’évoquées seront prises en compte par la CENI qui tient mordicus à l’usage de la machine à voter aux prochains scrutins ? A cette question le sénateur Bemba indique que « le fait de manifester justement est une protestation, nous espérons que les protestations seront entendues par les autorités de la place, également par la Commission électorale nationale indépendante, qui organise ces élections ».

L’opposition a-t-elle une alternative à machine à voter ? J.P Bemba estime que persister dans cette voie est une « violation de la loi électorale. La loi électorale n’autorise pas l’utilisation de la machine à voter, mais bien de bulletins de vote à papier »

« Nous demandons simplement que la Commission Electorale Nationale Indépendante, soi-disant, puisse respecter elle-même les lois de la république, sinon alors on est dans quel type de démocratie ? » s’est-il demandé.

Quant à savoir s’il y a vraiment l’unanimité de toute l’opposition sur le refus de la machine à voter, lorsqu’on voit aujourd’hui l’UDPS dire à l’opinion que la machine à voter est un piège, un prétexte pour ne pas aller aux élections ? Le numéro un du MLC làche : « Nous avons signé avec Félix Tshisekedi, le président de l’UDPS, à Bruxelles, nous avons convenu tous au niveau des points. Nous avons signé, il a signé librement la question de cette machine soi-disant à voter et nous étions tous tomber d’accord ».

Mais alors, l’UDPS a-t-il changé un peu d’avis sur ça ? Bemba pense que c’est à ce parti qu’il faut poser la question.

Au sujet du montage d’un programme commun et du choix d’un candidat présidentiel unique de l’opposition, le sénateur Bemba a dit que le travail est en cours. « Les réunions se tiennent quotidiennement. Tous les candidats à l’élection présidentielle ont proposé et présenté au niveau de l’opinion publique leurs programmes respectifs. Il appartient maintenant à la commission qui a été mise en place de pouvoir regrouper tout ça et de faire une proposition d’un programme commun. Ça va sortir dans les jours qui viennent ça sortir », a-t-il conclu.

Croit-il vraiment à la tenue des élections ? « Nous l’espérons bien ! Nous l’espérons tous qu’un changement de régime va avoir lieu, et bien sûr il faudrait encore que ça puisse se faire dans la transparence avec plus de crédibilité. Donc, ce que nous souhaitons, qu’on puisse aller aux élections transparentes et crédibles surtout », a-t-il dit, avant se souligner que son retour au pays aura bel et bien lieu quand il aura terminé le travail qu’il fait à l’extérieur.

Source: http://www.mediacongo.net/

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