Lutte contre l’esclavage en Libye: le sommet Europe-Afrique prend des mesures d’urgence

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Après le scandale international né de la diffusion d’images de la vente des migrants en terre lybienne, l’émigration africaine s’est imposée comme  thème majeur du 5e sommet qui a réuni, du 29 au 30 novembre, environ quatre-vingt-trois chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que cinq mile délégués à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

A Abidjan, le président français, Emmanuel Macron, a déclaré: « Les dirigeants se sont mis d’accord pour mener des opérations d’évacuation d’urgence dans les prochains jours ou semaines. Il a été décidé de mettre en place une coopération renforcée sur le plan sécurité et intelligence pour démanteler les réseaux de trafiquants ».
Selon lui, une coopération étroite sera mise en place avec « une task force opérationnelle » associant les services de police et d’intelligence pour démanteler les réseaux et leur financement. Il a rappelé que les «trafiquants d’être humains» étaient « profondément liés » aux trafiquants d’armes, de drogue et aux mouvements terroristes qui opèrent dans toute la bande sahélo-sahélienne.
A l’ouverture du sommet, le président ivoirien, Alassane Ouattara,  appelait les jeunes « à ne pas se lancer à l’aventure au péril de leurs vies », indiquant que, « 60 % de la population africaine a moins de 25 ans, et des centaines de milliers de jeunes désespérés par le chômage, la pauvreté et l’absence de perspectives dans leurs pays tentent d’émigrer vers l’Europe chaque année ».
Pour sa part, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, a renchéri, « ce sommet doit être le point de départ d’une action résolue contre cette tragédie de l’immigration et de ses conséquences ».
La Libye, par la voix du président Fayez el-Sarraj, a admis que des « opérations d’évacuation d’urgence soient menées dans les prochains jours ».
Mais pour endiguer le phénomène des réseaux de trafics humains, les dirigeants optent pour des échanges de renseignement et d’enquête policière, afin de démanteler les réseaux par-delà les frontières des pays concernés.
En outre, l’Union europénne (EU) a affiché son soutien au G5 Sahel, un groupe de cinq pays (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad), qui s’efforce de mettre en place une force antijihadiste dans cette région, mais le financement est encore largement insuffisant. Seule la moitié du budget de cette force a été réunie, bien qu’il ait été divisé par deux, à 240 millions d’euros. L’UE en a promis cinquante.
 

Source : adiac-congo.com

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