Lutte contre les zoonoses : les panelistes exhortent l’Etat à former les ressources humaines nécessaires

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La recommandation a été formulée par les participants à l’atelier de consultation nationale sur la surveillance du virus Ebola chez les animaux au Congo, qui s’est tenu du 2 au 3 octobre à Brazzaville, afin de soutenir la recherche scientifique et la formation des ressources humaines nécessaires.

Les zoonoses sont des maladies qui sévissent souvent dans les zones tropicales et dont les agents vecteurs se transmettent naturellement des animaux vertébrés à l’homme et vice-versa. Aussi les participants à l’atelier ont-ils préconisé la surveillance des activités à l’interface homme, animal et environnement telles qu’identifiées pendant la réunion et la mobilisation des ressources nécessaires à cette surveillance.

Ils ont exhorté l’Etat à soutenir une approche multidisciplinaire et multisectorielle pour la prévention, la détection et la riposte contre la maladie à virus Ebola et les autres zoonoses. Les participants à l’atelier ont, en outre, mis en place une plate-forme nationale, « Une seule santé », afin de promouvoir l’opérationnalisation effective de cette approche sous l’égide des ministères en charge de la santé humaine, santé animale, faune sauvage et environnement.

En effet, pour lutter contre les zoonoses, selon les panelistes, l’approche « Une seule santé » devra promouvoir une collaboration multisectorielle et multidisciplinaire pour assurer la santé et le bien-être des personnes, des animaux et de l’environnement aux niveaux national, régional et mondial. Selon la représentante de la FAO au Congo, Suze Percy Filippini, le concept « Une seule santé » exige la compétence des laboratoires, de l’écologie et des sciences humaines (sociologues, anthropologues, économistes, etc.)

Pour soutenir cette approche, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Henri Djombo, avait indiqué à l’ouverture de ces travaux : « Plusieurs organismes impliqués dans la lutte contre la maladie à virus Ébola travaillent parfois sans cadre d’échange d’information et d’acquis ». Il a rappelé que l’interface homme-animal-environnement a permis de déceler des dysfonctionnements auxquels il va falloir remédier.

C’est ainsi que les panélistes ont souhaité que l’Etat facilite la production et la diffusion des informations sur les impacts socio-économiques, les enjeux sur la sécurité alimentaire, les risques de santé publique liés à l’apparition, la propagation ainsi que la persistance des zoonoses. Les pouvoirs publics sont appelés également à sensibiliser le grand public aux bonnes pratiques de lutte contre ces maladies. Les panélistes ont aussi sollicité l’assistance des partenaires pour l’évaluation externe conjointe afin d’évaluer les systèmes de surveillance et les adapter aux activités de l’interface homme-animal-environnement.

Outre ces recommandations, les participants ont mis en place une cartographie des partenaires ainsi que de leurs activités sur la surveillance du virus Ebola et des fièvres hémorragiques prioritaires à l’interface homme-animal-environnement. Ils ont convenu des modalités d’utilisation par les services vétérinaires et de la faune sauvage des informations disponibles en lien avec la santé humaine ainsi que sur les priorités, les approches et les partenariats techniques nécessaires en vue du renforcement des capacités nationales.

Rappelons qu’Ébola est une zoonose. Le Congo a adopté, en juin dernier, un plan de contingence dont l’élaboration a bénéficié de l’assistance des agences du système des Nations unies. Ce plan a pour objectif de faciliter la détection précoce et l’endiguement rapide de la maladie à virus Ebola le long du corridor fluvial Congo-Oubangui et de ses affluents, et de promouvoir la qualité, l’efficacité de l’aide, la modernisation, l’innovation, la recherche et la sécurité au niveau des services d’appui à la lutte contre les épidémies de maladie à virus Ébola et les autres urgences.

Par ailleurs, l’atelier de consultation nationale sur la surveillance du virus Ebola chez les animaux au Congo a été technique, soutenue par l’Organisation mondiale de la santé animale et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Légendes et crédits photo : 

Le podium à l’ouverture des travaux de l’atelier /Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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