Lutte contre les antivaleurs: une conférence se penche sur la fraude à Brazzaville

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 L’Institut congolais de contrôle et d’audit interne (Icaci), a organisé, le 12 mai, un débat sur le fléau qui gangrène les entreprises et administrations publiques congolaises, et tenté de proposer des pistes de solution.

Une trentaine d’auditeurs venant des secteurs privé et public a participé à la réunion mensuelle de l’Icaci, tenue sur le thème : « Le triangle de la fraude », sous l’égide du deuxième vice-président de cette structure, Lala Akossa.

Développant le thème, Christo Colomb Kiminou, formateur en audit à l’Université de Loango, pour susciter la bonne compréhension, a indiqué que le concept fraude est perçu et se définit différemment.

Selon le dictionnaire, a-t-il souligné, la fraude sous-entend un acte malhonnête posé dans l’intention de tromper, contrairement au règlement. En droit fiscal, elle est définie comme un agissement malhonnête permettant d’échapper à la loi fiscale. En droit civil, par contre, a-t-il poursuivi, la fraude est un acte accompli dans le but de porter délibérément atteinte aux intérêts d’autrui.

Dans les détails, l’orateur a fait savoir qu’on dénombre quatre types de fraudes. Il s’agit notamment du détournement d’actifs hors cash, considéré comme le vol des fournitures, des équipements et le trafic des informations confidentielles de l’entreprise; la manipulation des états financiers, action symbolisant la minimisation des chiffres; le décaissement frauduleux des fonds à travers, entre autres, la surfacturation, la falsification des pièces comptables; et la dissimulation des fonds ainsi que la tromperie.

Parlant du triangle de la fraude, objet de la rencontre, le formateur auditeur a expliqué que ce triangle est caractérisé par la motivation qu’anime le voleur à frauder mais aussi l’opportunité et le prétexte qu’il trouve pour opérer.

Dans les échanges, les participants ont réfléchi sur les stratégies de prévention de ce phénomène ainsi que les solutions à mettre en exergue pour barrer la voie à la fraude au sein de l’administration.

A ce propos, Christo Colomb Kiminou a proposé, pour combattre ce fléau, la création d’une structure interne plus efficace au sein des entreprises, l’établissement et l’application d’une politique officielle de répression de la fraude et de la corruption.

Pour conclure, il a signifié que pour mettre un terme à la fraude, les entreprises devraient promouvoir la culture de la tolérance zéro, en sanctionnant sévèrement tous les récidivistes, même ceux qui ont détourné les plus maigres sommes. 

Créé en juin 2017, l’Icaci a pour objectifs d’améliorer la crédibilité des services d’audit interne et le professionnalisme des auditeurs internes ; d’encourager la recherche ; de coopérer avec les universités, les grandes écoles, les entreprises et les organismes professionnels.

Il fait partie des vingt instituts représentant dix-neuf pays, dont la Belgique, le Burkina Faso, le Cameroun, le Canada, le Congo Brazzaville, la Côte d’Ivoire, la France, le Liban, le Luxembourg, le Mali, le Maroc et le Sénégal.

Légendes et crédits photo : 

Les participants à la conférence-débat en photo de famille/Photo Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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