Lutte contre le VIH/Sida : la Côte d’Ivoire va consacrer 21 milliards FCFA pour la période 2018-2020

0

La contribution de l’Etat ivoirien a été annoncée par son président, Alassane Ouattara, à l’ouverture, le 4 décembre à Abidjan, de la 19e Conférence internationale sur le sida et les maladies sexuellement transmissibles en Afrique (Icasa).

Lutte contre le VIH/Sida : la Côte d’Ivoire va consacrer 21 milliards FCFA pour la période 2018-2020Plusieurs délégués en provenance de cent cinquante pays prennent part à la rencontre internationale consacrée à la lutte contre le VIH/sida dont le thème s’intitule: « L’Afrique : une approche différente vers la fin du sida ».

A l’ouverture des travaux, l’épouse du chef de l’Etat ivoirien s’est réjouie du choix porté sur son pays pour être l’hôte de cette conférence. « Les résultats qu’a présentés la ministre de la Santé et de l’hygiène publique sont suffisamment évocateurs pour situer notre niveau d’engagement dans ce combat. J’ai toujours attaché une grande importance à la dimension humaine, dans les initiatives prises pour le bien-être de la population », a indiqué Dominique Ouattara, marraine de la cérémonie.

Ensuite, elle a exhorté les gouvernements et les partenaires dans la lutte contre cette pandémie à étudier la possibilité de produire localement des ARV pédiatriques, car, a-t-elle relevé, le traitement, le traitement antirétroviral sous sa forme pédiatrique, reste encore peu accessible la plupart du temps « dans nos pays, car trop onéreux ».

Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, également présent à l’ouverture des travaux, a tout d’abord relevé la nécessité d’une synergie d’actions face à la problématique du sida qui reste d’actualité, au regard des statistiques ainsi que de son impact social et économique.

« Depuis son avènement, l’ONU/sida annonce près de soixante-seize millions de personnes infectées pour environ trente-cinq millions de décès. Au regard de ces chiffres, le VIH demeure une préoccupation pour chacun de nous. Cette enveloppe sera de vingt et un milliards, soit trente-huit millions de dollars de 2018 à 2020, avec l’ambition d’infléchir la prévalence à 1% d’ici 2020 », a annoncé le président ivoirien.

En Afrique de l’ouest, les nouvelles infections à VIH ont diminué de 9% et le nombre de décès de 21% entre 2010 et 2016. La Côte d’Ivoire, pays hôte de l’Icasa, enregistre le taux de prévalence le plus important d’Afrique de l’ouest, estimé à 4%. Il n’existe pas de statistiques réactualisées, mais ce chiffre masque des taux très élevés dans la population à risque, notamment chez les homosexuels, avec des chiffres jusqu’à cinq fois celui de la population générale.

Les estimations situent la prévention à environ 2,7% en 2016. Une réduction du nombre de décès de 14% de 2010 à 2016 soit de 29 000 à 25 000 cas de décès. Malgré des chiffres toujours élevés en Côte d’Ivoire, on note une relative amélioration. La pandémie recule, précisement en raison des messages de prévention. Mais beaucoup de choses restent encore à faire, notamment en milieu rural.

L’épouse du chef de l’Etat congolais, Antoinette Sassou N’Guesso, présidente nationale de l’Organisation des premières dames d’Afrique contre le sida, participe aussi à cette conférence qui prendra fin le 9 décembre.

 

Légendes et crédits photo : 

-la Photo de famille après la cérémonie d’ouverture

Source : adiac-congo.com

Laisser un commentaire