Lutte contre la drépanocytose : le Congo met l’accent sur le dépistage précoce

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La célébration dans le pays de la Journée mondiale de la pathologie, le 19 juin, est placée sous le patronage de l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso, présidente de la Fondation Congo Assistance, lauréate 2019 de l’Assemblée mondiale de la santé.

Comme chaque année, la communauté médicale, les associations et les ONG impliquées dans la lutte contre la drépanocytose organisent des activités afin de sensibiliser le grand public à cette maladie. Pour sa part, la Fondation Congo Assistance appelle à renforcer les capacités diagnostiques par le dépistage précoce, « en vue de proposer aux porteurs du gène un conseil génétique personnalisé et garantir une meilleure prise en charge ».

La drépanocytose est la première maladie génétique au monde. Le trait drépanocytaire touche plus de cent cinquante millions d’individus dans le monde. Elle a été déclarée problème de santé publique par les Nations unies grâce au plaidoyer mené par l’épouse du chef de l’Etat congolais et l’Organisation internationale de lutte contre la drépanocytose (OILD). Trois cents enfants naissent drépanocytaires chaque année et plus de 50 % d’entre eux n’atteignent pas l’âge de 5 ans.

Au Congo, selon le ministère de la Santé, la pathologie dans sa forme partielle touche 25% de la population et deux enfants sur cent sont atteints dans sa forme totale. Plus de cinquante mille personnes (enfants et adultes) vivent sous cette forme totale, très symptomatique avec un risque élevé de mortalité durant la période infantile.

Le plaidoyer mené par Antoinette Sassou N’Guesso dans la lutte contre cette maladie, à travers diverses actions, a donné lieu à la construction, à Brazzaville, d’un Centre de référence de la drépanocytose. Un geste qui constitue une réponse à la prise en charge médicale et une manière d’accompagner les malades.

Pour ses efforts consentis dans cette lutte, la première dame du Congo a été distinguée récemment, à Genève, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à l’ouverture, le 20 mai, de la soixante-douzième assemblée mondiale de la santé. Auparavant, en juillet 2018, elle avait reçu une distinction d’honneur, à l’occasion de la tenue, à Brazzaville, du congrès africain d’hématologie.

A cette occasion, Antoinette Sassou N’Guesso a réaffirmé sa détermination dans la lutte contre la drépanocytose, les cancers, l’infection à VIH, le paludisme ainsi que dans le bien-être du couple mère et enfant, même s’il existe encore quelques faiblesses aggravées par des difficultés financières. 

Elle avait exhorté les participants à un sursaut d’effort afin qu’avec l’appui des autres pays, le combat « noble » mené en Afrique soit abouti.

« Les premiers Etats généraux mondiaux sur la drépanocytose, organisés en juin 2005, à Brazzaville, nous ont ouvert les yeux et nous ont permis de tracer ensemble de nouvelles perspectives. Au Congo, notre plaidoyer a abouti à la mise en place d’un Centre national de référence de la drépanocytose », avait-elle rappelé.

Source : http://www.adiac-congo.com/

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