Lutte contre la corruption : les quatre points de l’agenda du chef de l’État

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Le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi a annoncé au peuple congolais ses quatre engagements fermes pour renforcer la lutte contre la corruption en RDC. Ce fléau s’est diversifié dans tous les secteurs au point d’être normalisé plombant ainsi les efforts de développement du pays.

Primo. Faire respecter l’Etat de droit. Cette mesure passe notamment par le respect de la loi à tous les niveaux et par tous. A ce sujet, le chef de l’État a annoncé mobiliser tous les moyens adéquats et conséquents à mettre à la disposition de la Justice pour lui permettre de bien faire son travail.

« Je fais appel à tout le personnel de l’appareil judiciaire du pays, spécialement aux Magistrats qui doivent, en toutes circonstances, rendre une justice juste et équitable sans pour autant céder à la tentation de corruption», a-t- il déclaré.

Secundo. Engager une approche préventive et répressive dans les efforts de lutte contre la corruption en RDC. En effet, dans le volet prévention, Félix Tshisekesi veut mener des actions allant dans le sens de sensibiliser et de moraliser la population sur les méfaits de la corruption et des actes asociaux qui lui sont proches pour l’essor socio-économique du pays.

A lui de préciser : « ces actions de sensibilisation viseront particulièrement les familles, cellules de base de la société et tous les secteurs sociaux.»

Quant au volet répression, le chef de l’État a saisi l’occasion pour lancer un message fort contre les intouchables corrupteurs et corrompus d’hier et d’aujourd’hui : « sous mon mandat, ces 
intouchables sont appelés à la reconversion par la stricte application de la loi.»

Tertio. Renforcer le cadre légal de lutte contre la corruption en RDC. Cette action requiert, d’après lui, la revisitation de l’arsenal juridique en la matière et la mise en place d’autres mécanismes et moyens plus adaptées à la mutation du phénomène de la corruption, avec des sanctions plus dissuasives.

Du point de vue législatif, le chef de l’État compte, dans un avenir proche, signer et déposer les instruments de ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.

Cette ratification, a-t-il souligné, permettra, sans nul doute, à la RDC de récupérer les avoirs et les produits de transaction de la corruption disséminés dans les paradis fiscaux au détriment du bien –être social du peuple congolais.

« Dans le même ordre d’idées, je prends aussi l’engagement de pouvoir solliciter et obtenir du Parlement, la modification de la Loi électorale, en ce qui concerne le mode d’élection des députés provinciaux, des Gouverneurs et des Sénateurs», a insisté Felix Tshisekedi.

Quarto. Consolider l’appareil institutionnel de lutte contre la corruption en RDC.

« Je vous informe de la création, sous peu, au sein de mon Cabinet, d’un Service Spécialisé dénommé Coordination pour le Changement de Mentalités, en sigle CCM, qui aura entre autres missions d’assurer la prévention, la sensibilisation, la lutte contre toutes sortes d’antivaleurs», a annoncé le chef de l’État dans son discours lors de la journée africaine de lutte contre la corruption célébrée ce 11 juillet 2019.

Parvenir à une génération sans corruption est certes difficile mais pas impossible. Félix Tshisekedi estime qu’il suffit d’y croire et de travailler, main dans la main.

A lui de conclure : « je crois fermement en la capacité de changement positif de l’homme congolais. A cet effet, conjuguons tous, nos efforts, chacun dans son secteur d’activités, afin de vaincre ce fléau de corruption avec toutes les antivaleurs qui lui sont voisines.»

En rappel, la RDC a érigé la corruption en infraction sévèrement sanctionnée par les peines d’amendes et de prison (art. 149 bis Code Pénal livre II). Elle s’est dotée d’un Code de Conduite de l’Agent Public de l’Etat (Décret-loi 017-2002 du 03 octobre 2002) et d’un Observatoire du Code d’Ethique professionnelle (Décret n° 075-2003 du 03 avril 2003).

Elle a ratifié un protocole d’accord avec la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) daté de 2001 pour la lutte anti-corruption. Depuis 2004, notre pays dispose d’une loi réprimant le blanchiment des
capitaux et le financement du terrorisme (Loi n° 04/016 du 19 juillet 2004).

Par ailleurs, la RDC est signataire de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption en 2013.

Source: http://www.mediacongo.net/

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