Lubumbashi : les magistrats et greffiers du TGI font l’objet des menaces et filatures

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Dans un communiqué du 18 juillet, l’organisation de promotion et de protection des droits de l’Homme et du droit humanitaire, Justicia ASBL, a dit apprendre des sources concordantes que des fortes pressions sont exercées contre les magistrats et greffiers qui siègeraient dans l’affaire qui oppose le ministère public et partie civile Alexandros Stoupis Emmanuel à Moise Katumbi, qui devrait passer dans l’une des chambres du Tribunal de grande instance (TGI) de Lubumbashi le 19/07/2017.

« Aussi curieux que cela puisse paraître, le numéro de ladite affaire ainsi que la chambre dans laquelle elle sera appelée n’ont pas encore été inscrits au rôle alors que circule sur les réseaux sociaux une ordonnance de fixation de date d’audience sous RPA 4782, signée par le président du Tribunal de grande instance de Lubumbashi pour une audience à intervenir le 19/07/2017 », a noté cette ONG.

Pour Justicia ASBL, si ces menaces contre les magistrats et greffiers du TGI de Lubumbashi se précisaient ainsi que les informations faisant état des injonctions faites par le ministère de la Justice et Garde des sceaux pour aboutir à la confirmation de la condamnation de Moise Katumbi au degré d’appel, cette ONG et d’autres organisations des droits de l’Homme et l’opinion publique auront des arguments valable de croire à « l’instrumentalisation de la justice et des services de sécurité pour disqualifier à des fins politiques, un candidat à l’élections présidentielle ».

Justicia ASBL, qui souhaite que la justice puisse faire son travail en toute indépendance et que les magistrats ne se laissent pas intimider ni influencer par quiconque, quel que soit son pouvoir dit, par ailleurs, rappeler aux différents animateurs des institutions du pays le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs avec son corollaire de l’indépendance de la justice qui sont de stricte observation.

Cette ONG rappelle que Moise Katumbi, candidat déclaré à la présidence de la RDC, fait l’objet des poursuites devant le TGI de Lubumbashi, après avoir été condamné, le 22 juin 2016, par le Tribunal de paix Lubumbashi–Kamalondo, à 3 ans de servitude pénale principale et au paiement d’un million de dollars à titre des dommages et intérêts au plaignant, alors que poursuivi dans une autre affaire du recrutement des mercenaires. Justica ASBL précise également que Moïse Katumbi avait été autorisé par le procureur général de la République de se rendre à l’étranger pour des raisons de santé.

Source : Media Congo

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