Lubumbashi : la mairie empêche un rassemblement des pro-Katumbi

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Le site où devrait se tenir le meeting, ce 13 octobre, a été encerclé par les éléments de la police. Le coordonnateur d’Ensemble dans le Haut-Katanga a été, quant à lui, séquestré dans sa résidence et les opposants venus de Kinshasa tenus en respect au domicile d’un des leurs.

Toute la semaine qui s’achève aura été marquée par les appels à une mobilisation touts azimuts des Lushois au meeting que la plate-forme « Ensemble » entendait organiser ce 13 octobre, à la Cité des jeunes de la commune de Kampemba. Lubumbashi était en ébullition en attente de ce grand événement qui allait consacrer la reprise des manifestations publiques après plusieurs mois d’interdiction par les autorités locales. De son exil à l’étranger, le président d’Ensemble, Moïse Katumbi, a lancé via twitter un appel à la population de Lubumbashi pour prendre part à cette grandiose manifestation « pour dire stop à l’absence d’inclusivité, stop à la machine à voter et stop à la triche ».

Le fait que le maire Ghislain Robert Lubaba Buluma avait déjà donné, le 9 octobre, son aval pour la tenue de ce meeting tout en appelant à un encadrement efficient des militants et au respect du timing, avait suffi pour rassurer les Katumbistes.  Ces derniers ont commencé à se préparer en conséquence. L’arrivée à Lubumbashi de quelques opposants venus expressément de Kinshasa assister à cet événement avait boosté le moral des militants pour qui rien ne pouvait empêcher la tenue de cette manfestation. Les opposants Delly Sesanga, Martin Fayulu, Adolphe Muzito et Christophe Lutundula s’activaient pour baliser la voie, en prévision d’un succès quasi garanti de cette rencontre qui promettait une grande affluence.

C’était sans compter avec la maire adjointe, Laurianne Kalombo, qui,  après l’autorisation livrée par son titulaire, va s’illustrer par une lettre interdisant le meeting. Elle a, du reste, repoussé à une date ultérieure cette manifestation« pour des raisons sécuritaires » et ce, au grand désenchantement des militants et cadres d’Ensemble. Mais faisant fi de cette mesure, il ont décidé malgré tout de tenir leur meeting, affirmant « ne pas avoir été saisis officiellement pour un quelconque report ou annulation de leur manifestation ». C’est ainsi que dans la matinée de ce  13 octobre, des milliers des partisans de Moïse Katumbi ont convergé vers la Cité des jeunes de la commune de Kampemba, dans l’espoir d’assister au meeting. Le site a été, à leur grand étonnement, pris d’assaut par des éléments de la police qui s’y affairaient, obligeant ainsi les militants à rebrousser chemin. Ils étaient déployés en grand nombre autour du site, armés jusqu’aux dents, ont révélé des sources locales.

Pendant ce temps, la résidence du coordonnateur de la plate-forme Ensemble pour le changement dans le Haut-Katanga a été encerclée par la police. Toute la matinée, Gabriel Kyungu wa Kumwanza a été presque séquestré par les forces de l’ordre qui l’ont empêché de rejoindre le lieu du rassemblement.  « Ils ont vu l’engouement dans la ville. Ajouter à cela la présence de nos amis de l’opposition qui sont venus de Kinshasa. C’est ça qui les panique », a lancé l’opposant, sidéré par cette énième séquestration dont il est l’objet et qui le prive de tout mouvement.

La délégation de l’opposition venue de Kinshasa s’est, quant à elle, trouvée pratiquement bloquée dans une maison appartenant à Pierre Lumbi, cherchant à adopter une nouvelle stratégie par rapport à cette situation imprévue. Jusqu’en début d’après-midi, la situation était toujours confuse à Lubumbashi.           

Source : http://www.adiac-congo.com/

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