Loi électorale : selon Yves Kituna, « les innovations apportent plus de confusion et tuent la démocratie »

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La nouvelle loi électorale à beau avoir été voté à la chambre basse du parlement mais elle a du mal à être digérée surtout par une frange de l’opposition.

Pour Yves Kitumba du MLC, le passage en force de cette loi électorale vise une seule chose à savoir instaurée un système parlementaire calqué sous le modèle camerounais.

A en croire ce jeune cadre du MLC, comme au Cameroun, la Mp et le Pprd ont usé de prétendues innovations pour justifier la pertinence et la nécessité de cette loi alors qu’il n’en est rien.

En 4 points, Yves Kitumba s’explique :

1. De la moralisation de la vie publique. Ce cadre du parti cher à Jean Pierre Bemba estime que ce prétexte ne peut être brandi surtout pas par la Mp, une plateforme dont les principaux acteurs sont des responsables de plusieurs partis mosaïques qui favorisent le dédoublement des partis politiques. Quant au Pprd il se distingue par le débauchage. selon ce cadre, il renferme le plus grand nombre des débauchés de toute la République et donc l’argument de la moralisation ne tient pas la route.

2. De la caution : Yves Kitumba estime que lr montant fixé vise à écarter les partis d’opposition qui n’ont pas assez des moyens et ainsi favoriser la majorité qui selon lui utilise les moyens étatiques. Ici l’objectif visé est de rétrécir l’espace démocratique pour ériger froidement un parti-Etat, affirme – t- il.

*3. Du seuil de représentativité à 1%*

Avec 45 .000.000 d’enrôlés, le taux de participation de 2006 comme en 2011 était de 70%. Toutes choses restantes égales par ailleurs, cela implique 31.500.000 voix . Le seuil de 1% équivaut à 310.500 voix. Face à un contentieux électoral d’une seule voix , cela entraînerait la chute de toute la liste des élus d’un parti. C’est ni plus ni moins un danger pour la multiplicité des contentieux, renchérit Y. Kitumba

*4. De la machine à voter*

Ce dernier estime que pour avoir fait l’objet d’un rejet en 2015, elle n’a plus droit cité et appelle à la réintroduction dans cette loi de l’article 237 ter de la loi de 2015. Selon Kituna, avec cette machine et dans les conditions d’une élection avec implication du seuil, les Pv des bureaux étant devenus inutiles, aucun candidat lésé n’aura des pièces nécessaires, du reste non définies pour revendiquer son élection.

Au regard de ce qui précède, cet acteur politique est arrivé à la conclusion que les innovations contenues dans la nouvelle loi électorale apportent plus de confusion et tuent la démocratie.

En attendant, tous ceux qui ont été déboutés par le vote de cette loi à la chambre basse du parlement ont désormais le regard rivé vers la chambre des sages.

Comme en janvier 2015, ils espèrent que les sages vont apporter leur expertise pour nettoyer la version venue de l’Assemblée nationale. Contrairement à 2015, d’aucuns redoutent un soulèvement populaire appelé de tous leurs vœux par ceux qui ne jurent que par le retrait ou la surséance de ladite loi.

Élysée Odia

Source : 7sur7.cd

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