Loi des finances 2019 : la maîtrise des dépenses publiques au cœur du prochain budget

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La préparation de l’exercice 2019 a déjà commencé avec les segments ministériels. L’exécutif veut un budget compatible avec les exigences du Fonds monétaire international (FMI). 

Le Congo vient d’adopter son Plan national de développement (2018-2022) qui nécessite un financement conséquent. Ce document politique ambitionne pour les cinq prochaines années d’améliorer la qualité de la formation des jeunes et la gouvernance publique ainsi que de diversifier l’économie nationale fragilisée par la crise pétrolière.

Durant les premiers rounds de négociations, le pays et le FMI ont insisté sur le rééquilibrage. Selon cette institution, un espace budgétaire important sera accordé au financement des projets destinés aux couches sociales défavorisées et à la formation des jeunes pour une croissance inclusive.  « Nous pensons que ce rééquilibrage budgétaire va renforcer l’aide à la population »,  insistait le chef de mission du FMI, Abdoul Aziz Wane.

Les travaux des conférences budgétaires ministérielles ont été lancés à Brazzaville depuis le 10 septembre.  Le directeur de cabinet du ministre des Finances et du budget, Henri Loundou, traduit la vision du gouvernement.  « Ces conférences ont pour objet d’élaborer un budget compatible avec les exigences FMI qui est en négociations avec le Congo, en vue de la conclusion d’un programme triennal de financement pour la relance de son économie. Ainsi, veiller à la qualité de la dépense est une exigence de ce budget de l’Etat exercice 2019 », a-t- il indiqué.

Quelques départements ministériels ont déjà présenté leurs avant-projets, dont les ministères des Hydrocarbures ; des Zones économiques spéciales ; des Affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le parlement ; de la Construction, de l’urbanisme et de l’habitat ; du Tourisme et de l’environnement. Les premières conclusions seront connues dès le 18 septembre, à la clôture des échanges.

Ces conférences ministérielles constituent l’une des étapes de l’élaboration puis du vote de la loi des finances. C’est en octobre que s’ouvrira la traditionnelle session budgétaire parlementaire, au cours de laquelle le Sénat et l’Assemblée nationale voteront le texte au plus tard le 31 décembre de l’année en cours.

À noter que le budget exercice 2018 a connu un déficit résiduel d’environ 560 milliards FCFA. Ce déficit de la trésorerie serait provoqué par le niveau « élevé » de la dette extérieure. Le gouvernement est attendu pour faire le point de la gestion de l’exercice précédent.

Légendes et crédits photo : 

Les participants aux échanges

Source : http://www.adiac-congo.com/

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