Livres : double cérémonie de dédicaces à Pointe-Noire

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Les ouvrages « Un bébé pas comme les autres » de Pierre Ntsemou et « Sous le Charme des courtisanes » » de Georges Mavouba Sokate ont été présentés, le 9 juin, à la Chambre de commerce de Pointe-Noire devant de nombreux hommes de culture et des lettres.

L’écrivaine Nicole Mballa Mikolo a fait la critique littéraire du roman « Un bébé pas comme les autres », paru aux Éditions l’Harmattan Congo-Brazzaville, tandis qu’ Alphonse Chardin N’kala a présenté « Sous le charme des courtisanes », sorti aux éditions Lettres Mouchetées.

Écrit en cent quarante-huit pages, l’ouvrage « Un bébé pas come les autres » plonge le lecteur dans cette Afrique coloniale marquée par l’hégémonie tyrannique du Blanc sur l’homme noir.  Une histoire revue et corrigée par un Africain qui s’est abreuvé à la source authentique et vraie des aïeuls. « Ce livre est un bel hymne à l’humanisme fédérateur de toutes les races, écrit avec un humour chaleureux, un sourire contagieux et un irrésistible rire délicieux quand défilent, silencieux, des aventures et de  actes vicieux, sous la plume sublime et merveilleuse de l’auteur, virtuose du jeu de mots, ce qui lui a valu d’être appelé affectueusement  le saint Pierre des mots »,  est-il écrit en quatrième de couverture.

Selon Nicole Mballa Mikolo, « Un bébé pas comme les autres » est un outil à mettre à la disposition de tous ceux qui veulent comprendre les relations ambiguës et difficiles entre colons et colonisés, l’administrateur  et l’administré, bref un roman magnifique écrit dans un univers exceptionnel qui fait admirer la beauté de la magie des mots de Pierre Ntsemou à travers son art de la rhétorique. « Des mots qui valsent, swinguent, s’embrasent, vous foudroient le cœur et bouscule la claudicante raison, dans une narration effrénée pleine de suspense. Un roman stupéfiant de beauté et de bonté en partage qu’on lit avec plaisir sans désir de s’arrêter un seul instant »  (quatrième de couverture).

Pour l’auteur, ce roman est un appel à la tolérance, à la coexistence pacifique et à l’altruisme. Pierre Ntsemou est né le 15 juin 1956 au Moyen-Congo (Congo Brazzaville). Passionné par les lettres et l’écriture, il a roulé sa bosse près de quarante ans dans le sacerdoce de Montaigne qui l’a attaché aux livres et dont il a partagé l’amour et les vertus aux apprenants, avant d’embrasser une carrière d’écrivain comme poète, nouvelliste, dramaturge et romancier. Lauréat de plusieurs prix littéraires, nationaux et internationaux, « Un bébé pas comme les autres » est son huitième roman.

Présenté par Alphonse Chardin N’kala, « Sous le charme des courtisanes » est un roman de cent cinquante-quatre pages et comporte treize chapitres. C’est l’histoire de Samba Dikusenga, un honnête homme sans problèmes qui jouit d’une bonne situation professionnelle et mène une vie rangée jusqu’au jour où il tombe dans les filets de l’irrésistible et maléfique Kosia-Iris. Commence alors pour ce mari attentif et bon père de famille une spirale infernale de mensonges et de luxure. Experte dans le négoce érotique, Kosia-Iris déroule la liste interminable de ses amants. À travers ses frasques sexuelles se dessine une société gangrénée par le pouvoir de l’argent. Les courtisanes seraient–elles des femmes libres, à la séduction mortifère et à la sexualité dévorante, dérobant par magie le libre arbitre des hommes qui croisent leur chemin ? Ce roman à ne pas laisser entre toutes les mains retrace ce périple érotique d’une courtisane non sans égratigner sérieusement la morale judéo-chrétienne, lit-on en quatrième de couverture. 

En présentant le roman, Alphonse Chardin N’kala a dit que dans cette œuvre romanesque, l’amour y est théâtralisé. L’auteur a osé transgresser les mœurs. « Sous le charme des courtisanes » sonne le glas d’une autre littérature, une nouvelle façon de voir l’humain et de parler de lui, en sublimant la baliverne ou tout au moins ce qui peu paraître inepte.  Et d’ajouter : « Ce roman est une imbrication que réussit si bien Georges Mavouba Sokate entre la verdure du style et la drôlerie du sujet à travers la joie de vivre que Kosia-Iris transmet avec beaucoup de bonheur au lecteur qui peut revenir autant de fois qu’il veut sur tel ou tel passage pour mieux en saisir les contours mais aussi pour s’en délecter. On peut y trouver sans doute un parfum de scandale, mais n’est ce pas celui –là le destin des choses qui transgressent et conduisent à la mutation ? », selon Georges Mavouba Sokate, « Il ne peut y avoir création sans transgression. Transgresser, ce n’est qu’un phénomène normal ».

Georges Mavouba Sokate est né en 1949. Il a exercé comme professeur d’anglais puis comme cadre dans une société pétrolière à Pointe-Noire. Il est membre du club des poètes de la mer et du salon littéraire Jean-Baptiste-Tati-Loutard.  

Légendes et crédits photo : 

Photo 1: La tribune lors de la présentation des deux ouvrages
Photo 2: Les deux écrivains dédicaçant leurs ouvrages
crédit photo Adiac

Source : http://www.adiac-congo.com/

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