Littérature : les Ponténégrins veulent pérenniser l’œuvre de Jean-Baptiste Tati Loutard

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Une conférence littéraire sur le thème « Jean-Baptiste Tati Loutard et la révolution des Villers-Cotterêts » a été animée, le 20 juillet, au Centre culturel éponyme par Raphael Safou Tchimanga, documentaliste et homme de culture.

 

 

Les hommes des lettres et de culture sont venus échanger sur l’œuvre et la vie du grand homme des lettres, écrivain et homme politique, disparu le 4 Juillet 2009, à Paris, dont le travail abattu dans l’espace francophone mérite plus de considération.

La conférence prépare le colloque sur l’héritage à léguer à la postérité sur l’œuvre de Jean-Baptsite Tati Loutard mais aussi elle a eu l’avantage de poser les bases sur le projet de jumelage entre Pointe-Noire et la commune de Villers Cotterêts, dans l’Aisne en France, future citée de la Francophonie. 

L’illustre écrivain a toujours défendu la langue française dans ses écrits de 1968, date de la publication de son premier recueil « Poèmes de la mer », aux éditions CLE  et les « Ouvres poétiques » parues en 2007. C’est ce qu’a dit Aimé Patrick Richard Samba, dudit centre, responsable de l’activité.  

En témoignant l’intérêt de l’activité au Château de Villers–Cotterêts, Raphael Safou a dit que Molière et Rabelais ont séjourné dans cette demeure, située dans la ville où est né Alexandre Dumas. C’est dans ses murs qu’a été signée, en 1539, la fameuse ordonnance de Villers-Cotterêts instaurant la langue française comme langue officielle des services juridiques et administratifs. Le château de Villers-Cotterêts est un symbole. Le président français a annoncé, lors de la Journée de la francophonie, le 20 mars, sa décision d’en faire « une cité de la francophonie ».

Classé monument historique, ce château du XVIe siècle est destiné à devenir un « lieu d’exposition, de rencontres, de recherches, de pédagogies, de résidences d’artistes ou de chercheurs, de création, d’écriture et de spectacle ». La gestion du bâtiment, autrefois dévolue au ministère des Finances, a été transférée le  20 mars au Centre des monuments nationaux. Le château doit faire la promotion du français, langue parlée par 275 millions de personnes à travers le monde, selon l’Organisation internationale de la francophonie. Signalons que le projet devrait voir le jour en 2022. Dans ses heures fastes, le château, construit à la demande de François Ier entre 1532 et 1539, était le lieu de villégiature privilégié du souverain. Il surnommait ce domaine «Mon plaisir », au sein duquel il chassait et multipliait les parties de jeu de paume. Pendant les échanges, les différents intervenants ont plaidé pour qu’une réflexion approfondie soit menée afin de pérenniser à jamais le nom et l’oeuvre de Jean-Baptiste Tati Loutard.

En intermède, les artistes comédiens Germaine Ololo et  Ange Pemo ont lu les poèmes de Jean-Baptiste Tati Loutard tandis qu’Ongali Lembili a dit un conte chanté.

 

 

Légendes et crédits photo : 

Raphael Safou faisant sa communication
crédit photo « Adiac »

Source : http://www.adiac-congo.com/

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