Littérature: le Salon du livre de Genève en ligne de mire

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Le rendez-vous suisse se place sous le double signe de New York et du Valais ! Un grand écart fantastique entre l’ici et l’ailleurs qui permet toutes les audaces comme l’espèrent les organisateurs.

Salon du Livre de Genève 2018C’est Isabelle Falconnier, présidente du Salon du livre de Genève qui, dans sa communication, plaide pour l’établissement d’un lien entre New York et Genève pour la prochaine manifestation qui se tiendra à Palexpo, du 25 au 29 avril, en Suisse.

Elle écrit, dans l’éditorial, ce qui suit : « Du Rhône à la Grande Pomme, un pied en Suisse, là où notre propre futur s’invente en prenant appui sur l’âme des traditions, le second de l’autre côté de l’Atlantique, où nos regards nous portent aujourd’hui comme hier, cette 32e édition du Salon du livre de Genève souhaite résolument créer du lien. Et par là-même réaffirmer le pouvoir dynamique et actuel du monde du livre ».

« Qu’il soit culturel, littéraire, géographique, affectif, générationnel, linguistique, ce lien se concrétise durant cinq jours à travers le millier de propositions de rencontres, animations, ateliers, expositions, des plus intimes aux plus spectaculaires, des plus intellectuelles aux plus familiales et ludiques, proposées sur nos espaces thématiques : l’apostrophe, la scène de la bande dessinée, la place du Moi, la scène philo, la place suisse, la cuisine des livres, l’espace young adult, la scène médias et le Salon Africain, autant que par nos exposants éditeurs, libraires et acteurs du livre divers ».  

« Venez pour les stars, les Marc Levy, Frédéric Beigbeder, Romain Puértolas, Marie Laberge, Alexandre Jardin et autres Douglas Kennedy ; c’est un privilège que de les côtoyer ; venez pour les auteurs d’ici et d’ailleurs que vous aimez, lisez, connaissez, mais surtout, venez vous laisser surprendre, étonner, émouvoir ». Elle termine par un conseil : « C’est un privilège que de se faire de nouveaux amis. Et c’est immanquablement au Salon du livre que ça se passe ».

Pour cette trente-deuxième édition, le Pavillon Lettres d’Afrique connaîtra sa première participation. Après avoir donné la visibilité aux auteurs africains à la Foire du livre de Bruxelles et au Salon Livre Paris, les collaborateurs d’Aminata Diop Johnson offriront au public genevois une variété de productions littéraires, véritable vitrine de la diversité et de la richesse des littératures d’Afrique et de leurs diasporas.

Dans ce cadre, le rendez-vous international de Genève avait déjà dans son sein un îlot dédié à l’Afrique. Les organisateurs de ce stand feront la part belle aux femmes puissantes qui portent l’Afrique. À commencer par les amazones du Bénin précolonial, dont le régiment défiait les armées d’hommes. Mais aussi ces neuf femmes, ex-épouses d’un monarque qui bâtirent le pays Kongo, selon la légende rapportée par Wilfried N’Sondé. Ou encore Bakhita, l’héroïne de Véronique Olmi, une ancienne esclave entrée en religion qui voua sa vie aux enfants pauvres ; Iyéwa, la mère sans époux du conte de Louis Camara. Et jusqu’aux reines, celles des ruches, qui vont apprendre à se défendre contre l’envahisseur, dans le roman du tunisien Yamen Manaï…

Comme chaque année, il accueillera également les éditeurs africains, bien souvent des éditrices. Ils et elles vous feront découvrir des livres et des talents encore inédits en Europe.

Légendes et crédits photo : 

Photo : Salon du Livre de Genève 2018

Source : http://www.adiac-congo.com/

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