Libre-échange : vers la création d’une zone continentale en Afrique

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Le projet ambitionne d’éliminer, entre les cinquante-quatre Etats africains, les droits de douane, les restrictions quantitatives à l’importation tout en laissant libre cours à chaque pays d’adopter sa propre politique commerciale.

 

La conclusion des négociations sur le projet d’accord-cadre établissant la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) a été adoptée, le 1er décembre, à Niamey, au Niger, au cours de la 4e réunion des ministres africains du Commerce avant sa validation par la conférence des chefs d’Etat, prévue en janvier 2018. C’est un projet dont l’impact sur l’amélioration de la place de l’Afrique dans le monde ne fait aucun doute.

« Les projets de documents reflètent concrètement la promesse de transformer notre continent en acteur compétitif en matière d’investissement, de production, d’innovation et de commerce. C’est la promesse d’un meilleur rapprochement des peuples du continent », a rappelé le président nigérien, Mahamadou Issoufou.

Pour lui, l’Afrique compte des pays moins avancés, des pays à revenus intermédiaires et des pays à revenus intermédiaires avancés. « Bon nombre de ces pays ont des difficultés à se hisser sur l’échelle du développement durable, notamment en raison de leur dépendance vis-à-vis de la production et de l’exportation des matières premières, ainsi que de par la taille réduite de leurs économies », a-t-il indiqué.

Aussi fait-il savoir, « à l’heure de la ZLEC, une des tâches essentielles de tous les gouvernements africains et des acteurs concernés, sera d’œuvrer à la transformation structurelle de nos économies afin de les placer sur la voie d’une croissance forte et inclusive, de la création d’emplois et de la diversification économique ».

Mandaté en début d’année par ses pairs africains pour conduire le processus visant à concrétiser la ZLEC, Mahamadou Issoufou se veut optimiste. « La ZLEC induira une croissance forte de nos économies, elle est la clé du succès qui évitera à l’Afrique de continuer d’avoir des économies exigües, faibles et vulnérables, qui n’arrivent pas à créer des emplois, à réduire la pauvreté ou à sortir du cycle d’une croissance faible », a conclu le président nigérien.

Pour rappel, la décision de lancer le projet de zone de libre-échange continentale a été prise en janvier 2012, lors de la 18e session ordinaire de la conférence de l’Union africaine. L’objectif fixé pour créer cette zone de libre-échange est l’année 2017.

Source : adiac-congo.com

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