Libération des prisonniers politiques: l’ex président sous-fédéral de l’UNC libre après deux ans de prison

0

Le président sous fédéral de l’union pour la nation congolaise (UNC) Beni, Thembo Kalimuli Emmanuel, est libre depuis le samedi 23 mars 2019 de la prison centrale de Munzenze à Goma. Il y était détenu depuis environ 2 ans par le parquet près la cour militaire du Nord-Kivu.

Le président de cet ex parti politique de l’opposition avait été transféré à Goma, après la fin du procès des rebelles présumés des forces démocratiques alliés (ADF) ainsi que leurs collaborateurs, auteurs de massacres de la population civile à Beni.

Thembo Kalimuli Emmanuel figure sur la liste des 700 personnes graciées par le président de la RDC, Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi. Il a été accompagné dans la ville de Beni ce dimanche par le conseiller politique du chef de l’État, Billy Kambale ainsi que quelques cadres de l’UNC.

Il a été accueilli avec pompe par la population qui l’a transporté sur un fauteuil. Candidat à la députation provinciale pour les élections du 31 mars prochain, cet acteur politique a tenu un meeting au rond-point central de Beni.

« Je remercie le chef de l’État Félix Tshisekedi et son directeur de cabinet Vital Kamerhe d’avoir pensé à nous. Ça montre leur détermination pour l’instauration d’un Etat de droit en RDC. Malgré la souffrance que nous avons connu, Dieu nous fortifie et nous venons de recouvrer la liberté…» a-t-il déclaré devant la foule qui l’a accueilli.

Thembo Kalimuli était poursuivi par la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu pour découragement des militaires au front. Il était poursuivi en même temps que d’autres personnes dont les journalistes Christian Muke, éditeur du journal Rafiki; Esaï Musayi, journaliste à la radio télévision Rwanzururu et enquêteur du groupe d’étude sur le congo (GEC) et Jean-Paul Ngahangondi, président nationale de l’ONG de défense des droits de l’homme, convention pour le respect des droits humains (CRDH), tous en exil.

Thembo Kalimuli aurait accusé le général major Muhindo Akili Mundos, ex-commandant des Fardc dans l’opération sukola 1, d’être complice des massacres de Beni. Ces propos, avait déclaré le ministère public lors du procès, étaient de nature à décourager les militaires engagés sur la ligne de front et entraîner une méfiance contre leur hiérarchie. Ce cadre de l’UNC avait d’abord comparu comme témoin renseignant avant d’être un prévenu. Il a été détenu pendant au moins deux ans sans connaître son sort, jusqu’à sa libération à la faveur de la grâce présidentielle.

Source: http://www.mediacongo.net/

Laisser un commentaire