Libération de John Tshibangu, Eddy Kapend et consorts : ECCHA accuse le général Mukuntu et l’auditeur Kasongo de bloquer la machine

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Dans une déclaration lue mercredi 15 mai 2019 à Kinshasa, l’Engagement Citoyen pour le Changement (ECCHA) exige le respect de la mesure prise par le Président de la RDC, qui se trouve bafouée parle Général Tim Mukuntu, auditeur Général et Kasongo Ejiba, auditeur supérieur. Cela, en procédant à la cessation de toutes ces procédures fallacieuses et arbitraire à l’endroit de John Tshibangu, Eddy Kapend et autres officiers supérieurs de l’armée.

‘’Malgré les instructions reçues du Chef de l’Etat, Tim Mukuntu, Auditeur Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) continue à prouver son rattachement aux antivaleurs et à l’injustice du régime de Joseph Kabila, et s’est décidé d’envoyer le dossier de John Tshibangu devant la Cour militaire de Gombe pour solliciter qu’il soit condamné par elle pour des fait dont le Chef a ordonné la cessation des poursuite’’, a décrié Ben-José Luendu, Coordonnateur principal d’ECCHA qui a rendu public cette déclaration. Ce même auditeur général, dit-il, est passé personnellement à la prison de Ndolo, accompagné de l’auditeur supérieur de la Gombe ainsi que celui de la garnison de la Gombe pour dire à John Tshibangu : « j’ai reçu les instructions du Président de te libérer mais j’attends le retour du Chef d’Etat-major général pour ta prise en charge ». Pendant que John Tshibangu s’apprêtait à faire sa valise, ECCHA apprendra que son dossier venait d’être renvoyé devant la Cour militaire par le même général avec instruction de le condamner.

En avril dernier, le même auditeur général a procédé à la libération des autres détenus politiques poursuivis pour les faits similaires reprochés à John Tshibangu. ECCHA fustige la politique de deux poids, deux mesures et se demande si le Président de la République n’est pas le magistrat suprême de qui dépend les auditeurs Mukuntu et Kasongo.

A en croire Ben-José, ce mouvement citoyen désapprouve avec fermeté le renvoie dudit dossier devant la cour militaire de la Gombe, d’autant plus que le Président Felix Tshisekedi a donné instruction tant dans son discours tenu lors de la présentation de son programme de 100 jours et devant l’auditeur général des FARDC que dans 10 jours, il prendrait des mesures de grâce présidentielle pour les prisonniers politique d’opinion et assimilés dont le jugement est déjà coulé à force des choses jugées et qu’il ordonnerait la cessation des poursuites judiciaires contre ceux dont les poursuites sont en cours.

Aussi, ECCHA regrette-t-il que les officiers Eddy Kapend, John Tshibangu et consorts condamnés notamment pour le premier, avec des irrégularités flagrantes constatées lors de l’instruction du procès sur l’affaire de l’assassinat de L.D. Kabila. Cela, alors que bénéficiaire de la loi du 19 septembre 2005 portant amnistie pour des faits de guerre, infractions politiques et d’opinion adoptée par le parlement de transition. Il y a également 7 militaires ayant servi la Minusca arrêtés en date du 19 juillet 2017 et détenus illégalement à la prison de Makala sans procès. Parmi des cas figurent Geco Beya et  autres au cœur d’un procès qu’ECCHA qualifie d’imaginaire, sur l’affaire Kamwina Nsapu. Ici, il se pose la question de savoir si ces congolais ne sont pas concernés par la réconciliation prônée par le Président de la République.

Source: http://www.mediacongo.net/

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