L’exportation caféière de la RDC évaluée actuellement à 8.000 tonnes annuellement

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La République démocratique du Congo (RDC) exporte actuellement 8.000 tonnes de café marchand de bonne qualité annuellement contre 120.000 en 2010, a indiqué lundi 17 avril 2017, Augustin Bompate Bo-Lounda, directeur général de l’Office national de café (ONC), au cours d’un entretien avec l’ACP.

le nombre d’exportateurs est passé de 342 à 28, a-t-il revelé  indiquant que cette baisse est liée à plusieurs facteurs, notamment à l’absence prolongée de l’ONC sur le terrain pour l’encadrement des planteurs, l’exportation frauduleuse des produits par certains opérateurs économiques, l’abandon de certaines plantations organisées,

le manque de financement de la recherche agronomique, l’inexistence des crédits aux planteurs (faiblesse des mécanismes de financement agricole), le vieillissement des caféiers et la résurgence des  maladies «  tracheomycose) ayant  décimé plusieurs plantations de Robusta dans les provinces du Nord-Kivu, de l’ex-Equateur et de l’ Ex-Orientale).

La libération mal maitrisée du commerce du café après 1976, la baisse persistante  des cours du café sur le marché mondial(1999-2013), des conflits armés récurrents dans les zones à forte production du café, sont aussi à classer parmi les causes qui expliquent cette baisse.

En ce qui concerne particulièrement les conflits armés, a souligné Bompate, ceux-ci ont  provoqué une crise politico-économique pendant plus d’une décennie et ont entrainé aussi le déplacement des populations dans les zones de production, sans oublier une fiscalité et des taxes très élevées émanant principalement des organismes ou services ne justifiant aucune prestation sur ce produit.

Elaboration d’un document de la stratégie de la filière café

Pour faire face à cette situation, le directeur général a fait savoir que le gouvernement a élaboré et adopté récemment le « document de la stratégie de la filière café ».

La vision du gouvernement à travers cette stratégie est d’améliorer les performances de la filière sur toute la chaine de valeur, créer des richesses en milieu rural à travers une caféiculture professionnalisée et compétitive.

Il s’agit aussi d’améliorer la productivité et la qualité de la récolte, la distribution gratuite des plantules de variétés performantes afin de rajeunir les vieilles plantations et d’en creer de nouvelles, le processus de traitement et de torréfaction ainsi que le circuit de commercialisation.

Le gouvernement entend aussi soutenir la dynamique d’un partenariat public-privé permettant aux acteurs de la chaine de valeur de travailler en synergie dans l’élaboration, le financement et la mise en œuvre des projets visant l’amélioration de la compétitivité du café Congolais sur le marché interne et international.

Il compte institutionnaliser le financement par le secteur public et les opérateurs privés nationaux des Instituts de recherche opérationnelle (INERA) en vue de la mise au point des variétés performantes et résistantes aux maladies et ravageurs et ce, pour améliorer de la qualité et du rendement à l’hectare.

Le gouvernement se charge de mettre à jour une législation spéciale sur le café et assurer son application stricte pour toutes les parties prenantes dans la chaine de valeur sous la supervision d’une autorité de l’ONC et assurer la présence du café Congolais à tous les grands évènements africains et internationaux sur le café et organiser sur le territoire national des évènements similaires.

Conscient de la mission lui confiée par l’Etat,  a-t-il soutenu, la Direction générale de l’ONC a créé des centres pépinières pour la production et la vente des plantules aux planteurs avec l’encadrement des agronomes de l’Office pour relancer des activités dans ce secteur dans plusieurs provinces productrices de café ,notamment dans le Haut Uélé,  le Maindombe, le  Kongo Centrale, l’ Ex-Equateur et le Kwilu.

Source : Media Congo

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