L’ex-présidente sud-coréenne condamnée à 25 ans de prison en appel

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La Cour d’appel sud-coréenne a prononcé ce vendredi 24 août 2018 une peine de 25 ans de prison contre l’ex-présidente Park Geun-hye déjà condamnée en avril à 24 ans de réclusion pour corruption et d’abus de pouvoir à la suite d’un scandale qui a précipité sa chute en 2017.

Mme Park est devenue la première dirigeante en exercice démocratiquement élue en Corée du Sud à être  par la Cour constitutionnelle avant d’être envoyée en prison.

La Haute Cour de Séoul a conclu que Mme Park était de connivence avec son amie, Choi Soon-sil, qui l’a aidée à recevoir des dizaines de milliards de wons de grands conglomérats au profit de la famille de Choi et à financer leurs fondations sans but lucratif, a rapporté l’agence Yonhap, citant la cour.

L’affaire avait révélé l’influence énorme de Choi Soon-sil, surnommée par les médias « Raspoutine », sur la présidente même si elle n’occupait aucune fonction officielle.

La justice reproche aux deux femmes d’avoir contraint les grands groupes sud-coréens à leur verser en échange de faveurs politiques des dizaines de milliards de wons, d’avoir créé une « liste noire » des artistes critiques de la présidence de Mme Park et d’avoir limogé les fonctionnaires qui s’opposaient à ses abus de pouvoir.

Le tribunal a également condamné Mme Park à une amende équivalente à 17,8 millions de dollars après l’avoir reconnue coupable de corruption.

En avril dernier, un tribunal inférieur l’avait condamnée à 24 ans de prison, mais les procureurs, jugeant la peine trop clémente, ont aussitôt fait appel.

Les ennuis de Park Geun-hye ne se sont pas arrêtés là, puisqu’en juillet, un autre tribunal, celui du district central de Séoul, l’a condamnée à huit ans d’emprisonnement dans une affaire distincte. Elle a été déclarée coupable notamment pour le détournement des fonds du Service national du renseignement et pour être intervenue illégalement dans la désignation des candidats de son parti conservateur aux élections législatives de 2016.

Park, 66 ans, est en prison depuis le 31 mars 2017. Son éviction du pouvoir l’année dernière a conduit à une élection présidentielle, que le libéral Moon Jae-in a remportée.

Source: http://www.mediacongo.net/

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