Lettre ouverte à mon frère bien aimé et cher compatriote Honoré Ngbanda Zamboko à Bruxelles

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Cher Frère bien aimé,                                                                                    

J’ai souvent hautement apprécié la pertinence de vos points de vue et de vos analyses, sur la situation du grand Congo, pays loin duquel vous vivez temporairement, par la force des choses. Mais à scruter le passé, il faut reconnaître, que vous êtes  vous-même aussi responsable de cet exil forcé. Je souhaite donc vous y voir rentrer rapidement et en toute liberté, pour y vivre paisiblement.                                                                                           

Cher frère, je viens d’écouter vos deux récents  messages sur les réseaux sociaux relatifs à la situation politique qui prévaut dans notre pays. Le premier attire l’attention sur les menaces de balkanisation qui le guettent. Dans le deuxième, l’accent est mis sur la toute-puissance du tandem KABILA-KAGAME face à la faiblesse de TSHISEKEDI TSHILOMBO « dépourvu d’armée, sans aucun contrôle sur les institutions » et qui par conséquent, ne fera qu’exécuter la volonté du duo cité. Ce que vous rappelez sur les origines des Messieurs Azarias RUBERWA, Vital KAMHERÉ, Moïse KATUMBI et Joseph KABILA sont vraisemblables (souffrez néanmoins, que je persiste à appeler le dernier ainsi, parce que tels ont été ses noms légués aux congolais  par le Président Laurent Désiré KABILA de son vivant). La collusion supposée, présumée ou avérée des trois d’entre eux avec le Président rwandaisn’est pasimpossible. C’est  dire que tout congolais authentique, ne peut ni ignorer, ni effacer d’un revers de la main, ce que vous déclarez.Je suis cependant très inquiet de relever que dans votre allusion à la fameuse rencontre de Genève qui avait réuni sept politiciens congolais, qualifiés « tous  d’opposants », forum convoqué pour choisir le candidat unique à l’élection présidentielle, vous ne dites aucun mot ni sur ses vrais organisateurs ou commanditaires, ni sur l’origine de son financement. Pourtant, vous êtes parmi les concitoyens considérés, avec  raison, comme habituellement les mieux informés. Dans tous les cas, sachez que de diverses sources, il se raconte ici chez nous, que la réunion de Genève était organisée, convoquée et  financée par certains milieux européens d’intérêts, sous le couvert de la Fondation KOFFI Hanan. Bien que lesdits milieux aient, avec les USA en tête, contraint KABILA Joseph à quitter la Présidence de la République, le refus  par celui-ci de recevoir l’argent de l’Union Européenne destiné à financer le processus électoral,de façon à ce que ses membres, s’arrogent le droit de regard sur le scrutin  et celui d’influer sur ses résultats, avait fait craindre à ces milieux, de voir le Congo échapper à leur influence. Dans leur planinitial, KABILA devait être remplacé par celui que l’on prétend connaître le secret relatif à l’origine de sa supposée fortune à savoir, KATUMBI SHAPWE. Afin de faire échec à cette perspective,on prête à l’ancien Raïs d’avoir dans un premier temps, forcé ce dernier à fuir hors du Congo par des actions judiciaires commanditées. Devant cette difficulté, la réunion de Genève apparaît donc comme le plan B des milieux évoquéspour atteindre leur objectif. C’est ainsi qu’ilsontfait signer aux « opposants », la disposition selon laquelle Monsieur FAYULU qui n’était pas une personnalité de premier plan sur l’échiquier politique national, resterait au pouvoir deux ans à l’issue desquels, il y aurait l’élection d’un Président pour le mandat normal de 5 ans. Par-là, ces milieux d’intérêts misaient sur leur candidat précité dont ils étaientsûr d’être le futur Président élu. Devant cette perspective menaçante,KABILA a réagi etfait aussi échec à ce plan de substitution pour sauvegarder ses intérêts. C’est de bonne guerre. Aussi, toutes affaires cessantes, se précipitera-t-il de nouer des contacts avec l’héritier du défunt détenteur historique de la légitimité populaire, afin d’avoir une bouée de sauvetage pour sa survie. Il convient ici, de  nous arrêter un peu et de nous poser la question fondamentale suivante:Une fois élu, Martin FAYULU allait-il  vraiment accepter d’écourter son mandat à 2 ans, sur base d’un simple accord privé, là où la Constitution lui en donnait 5 ? Bien sûr que non !Nous sommes en Afrique et connaissons l’attitude et le comportement des africains une fois au pouvoir.                                                            

Source: http://www.mediacongo.net/

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