Les propos de Nangaa sur l’organisation des élections sont une déclaration de guerre contre les Congolais, estime Batumona

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Les propos de Nangaa sur l’organisation des élections sont une déclaration de guerre contre les Congolais, estime Batumona
Laurent Batumona Kandi, président du parti politique de l’opposition Mouvement de solidarité pour le changement, estime que les propos tenus par Corneille Nangaa sur l’organisation des élections sont « une déclaration de guerre contre les Congolais.

« C’est une déclaration de guerre que le président Corneille Nangaa de la CENI vient lancer en face du peuple congolais. Nous pensons qu’il est vraiment un allié de la majorité pour ternir de tels propos parce que c’est depuis deux ans qu’on attend les élections. Finalement, est-ce que nous allons attendre 4 ans ? C’est admissible ces propos-là ? Je pense que non ! Nous allons défier cette déclaration par rapport au schéma que nous allons mettre en place. Ce n’est pas admissible, nous pensons que nous allons nous reconstituer en bloc solide pour pouvoir mettre échec à cette déclaration », promet Laurent Batumona.

Corneille Nangaa avait déclaré mardi 10 octobre qu’il faudrait à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) cinq cent quatre jours, après la fin de l’opération de révision du fichier électoral, pour organiser les élections en République démocratique du Congo. Il a fait cette estimation lors de sa rencontre avec les organisations de la société civile, dans le cadre de concertation en rapport avec l’évolution du processus électoral en RDC. 

Une proposition qui tient compte des contraintes

La majorité présidentielle de son côté considère les propos de Corneille  Nangaa comme une proposition qui tient compte des contraintes techniques. Dieudonné Mwenze, communicateur de la plateforme au pouvoir, rappelle que la constitution « en son article 211 confère le pouvoir organisateur des élections à la CENI ».

Et l’accord du 31 décembre 2016 en son point 4.2 donne la possibilité à ce que la CENI, le gouvernement et le CNSA puissent unanimement faire une évaluation et dégager le temps nécessaire pour le parachèvement et l’organisation des élections, note-t-il.

« Ce qui se passe au niveau de la CENI, par le truchement de son président, nous devons comprendre qu’il s’agit d’une réflexion, d’une proposition, mais qui tient compte des contraintes techniques, puisqu’il y a une évaluation qui va se tenir d’un moment à l’autre. Mais ça ne peut pas empêcher que les trois institutions concernées par cette évaluation puissent, de manière unilatérale, faire des propositions à soumettre à cette évaluation », analyse Dieudonné Mwenze.

Pour lui, le plus important est d’organiser de bonnes élections.

« Tout le monde est unanime qu’il faut avoir de bonnes élections. Ça doit être des élections qui doivent tenir compte de tous les impératifs nécessaires pour que réellement nous puissions avoir des élections à une date réaliste. Ce que nous attendons aujourd’hui c’est d’avoir des dates réalistes pour la tenue des élections et non des dates politiques comme nous les avons eues à la Cité de l’Union africaine et au Centre interdiocésain », fait remarquer Dieudonné Mwenze.

Source : radiookapi.net

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