Les professeurs de l’Université de Kinshasa lèvent leur grève

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L’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) a décidé mardi 27 novembre de reprendre immédiatement les activités académiques, mettant ainsi fin à leur grève qu’ils observent depuis le 8 octobre dernier. La décision a été accueillie par des scènes de joies par les étudiants.

Au cours de leur assemblée générale extraordinaire tenue sur le site universitaire, les professeurs ont salué l’exécution partielle de leurs revendications par le Gouvernement.

Bien qu’insatisfaite, l’APUKIN affirme avoir consenti à lever la grève vu le contexte sociopolitique du pays, marqué par la campagne électorale, et les échauffourées survenues à l’UNIKIN, qui ont coûté la vie à deux étudiants.

Ecoutez à ce sujet le secrétaire-rapporteur de l’APUKIN, Michel Makaba Ngoma :

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L’APUKIN a par ailleurs présenté ses condoléances à toutes les familles éprouvées et à l’ensemble de la communauté de l’UNIKIN.

« Nous sommes très joyeux ! »

L’annonce de la levée de la grève a suscité une grande euphorie des étudiants présents sur le campus ce mardi après-midi.

Des centaines d’étudiants se sont mis à manifester leur joie en marchant et chantant la victoire sur le site universitaire.

Pour eux, cette décision vient sauver une année académique qui tendait à être déclarée blanche.

En dépit de la pluie qui s’est abattue sur Kinshasa, le campus a été envahi par des professeurs et étudiants. Alors que les professeurs décidaient de la levée de leur grève, les étudiants ont manifesté leur joie sur les allées du campus, estimant que leurs collègues ne sont pas morts pour rien.

Un étudiant de la faculté des sciences sociales a dit toute sa joie:

« Nous sommes très joyeux ! Et on attend vraiment d’être délibérés pour commencer la nouvelle année ensemble, parce que, depuis que le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire avait [ouvert] l’année académique 2018-2019, on n’a pas encore étudié, on n’a pas encore été délibéré. Avec les incidents qu’on a connus, on a perdu même les notes. »

Selon lui, les étudiants veulent que la date de la délibération pour les examens de l’année passée « soit fixée immédiatement pour qu’on commence avec tous les cours. »

A la faculté des sciences, les étudiants invitent les professeurs à plus de rapidités pour rattraper le temps perdu.

Source: http://www.radiookapi.net/

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