Les avantages de l’adhésion de la RDC à l’Accord de Paris expliqués aux députés

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Le ministre de l’Environnement et Développement durable a expliqué, jeudi 12 octobre, les avantages que la République Démocratique du Congo va obtenir en ratifiant l’Accord de Paris signé dans le cadre de la Convention–Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Le ministre Amy Ambatobe a fourni ces explications à l’Assemblée Nationale, dans sa réponse aux préoccupations soulevées par les députés nationaux lors de la présentation du projet de loi autorisant la ratification de cet Accord.

Concernant les enjeux politiques, le ministre a indiqué que, d’une part, l’adhésion à cet instrument international peut être perçu comme le symbole de la cohérence et de la continuité de l’engagement politique exprimé par le Garant de la Nation et que, d’autre part, la RD Congo affirme son leadership régional et international qui le place à la tête des pays ayant d’ambitions dans la lutte contre les changements climatiques.

Sur le plan diplomatique, l’adhésion de la RDC lui permettra  de rester en harmonie avec ses engagements historiques depuis Rio de Janeirio, alors qu’en rapport avec les enjeux financiers, cet Accord offre des nouvelles opportunités financières pouvant aider la RD Congo à concrétiser la mise en œuvre de ses Contributions Prévues Déterminées au Niveau National (CPDN).

Après avoir donné plus de détails sur ce point, le ministre a expliqué les enjeux énergétiques. De son avis, la RD Congo qui détient un potentiel en énergies renouvelables estimé à plus de 100.000 Mégawatt, est mieux placée pour faciliter  la réduction des émissions des gaz à effets de serre.

A propos des enjeux forestiers, Amy Ambatope a déclaré que la RD Congo qui regorge plus de 145 millions d’hectares de forêts en sa qualité de 2ème poumon mondial après l’Amazonie, devrait se sentir interpeler pour garder sa position de leadership dans la régulation du climat mondial.

La RDC a maîtrisé ses émissions de gaz à effet de serre

Il a rassuré les députés nationaux que la souveraineté de la RDC sera toujours garantie et l’accès des communautés aux ressources forestières restera sécurisée, en conformité à l’Accord de Paris susmentionné, avant de les informer que la RDC a maîtrisé ses faibles émissions de gaz à effet de serre en adoptant le modèle d’un progiciel de calcul de scénarii de ces gaz, dans le cadre de transfert de technologie et de renforcement des capacités pour la mise en œuvre de ses CPDN, au titre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques…

« Cet Accord permettra à la RDC de mobiliser des financements additionnels à travers le Fonds vert climat, en plus de 190 millions de dollars accordés à notre pays par le fonds CAFI dans le cadre du processus REDD+, dans une perspective d’assurer une mise en œuvre effective et efficiente de notre Plan national d’investissement quinquennal REDD+ axée sur 7 piliers stratégiques… », a poursuivi le ministre de l’Environnement, affirmant qu’en dépit de ces efforts, beaucoup reste à faire, vu l’étendue du pays.

A la même occasion, le vice-ministre de Finances a, lui aussi, répondu aux préoccupations des députés nationaux soulevées lors de la présentation du projet de loi autorisant la ratification de prêt entre la RDC et le Fonds Africain de Développement au titre de Projet d’Entrepreneuriat des Jeunes dans l’Agriculture et l’Agro-Business.

Il a précisé que tous les jeunes sont concernés par ce projet, pourvu qu’ils remplissent les conditions requises, à savoir être de nationalité congolaise, être détenteur au moins d’un diplôme d’Etat etc.

Par Marcel Tshishiku

Source : 7sur7.cd

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