Lèpre: des espoirs mais toujours pas de remède miracle

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La «Journée mondiale des lépreux», qui se déroule cette année les 25, 26 et 27 janvier, rappelle que malgré les nets progrès de la médecine, cette maladie millénaire est loin d’être totalement éradiquée.

La lèpre, une maladie millénaire, n’appartient toujours pas au passé. On recense environ 200 000 nouveaux cas chaque année. L’Inde, le Brésil, et plusieurs pays en Afrique et en Asie du Sud-Est sont concernés. La lèpre, dont les premiers signes sont des taches insensibles sur la peau, peut provoquer des infirmités irréversibles : paralysie des mains et des pieds, cécité. La recherche s’intéresse peu à cette maladie. Néanmoins, des pistes sont à l’étude.

La première piste sérieuse concerne le traitement. Actuellement, les malades sont soignés avec une association de 3 antibiotiques, pris pendant six mois minimum, souvent un an. C’est efficace, mais très long. Un médicament mis au point pour la tuberculose est à l’étude pour la lèpre.

« Bientôt nous allons recruter les premiers malades dans un essai clinique au Mali et cet essai va porter sur une molécule puissante qui est très efficace en laboratoire sur le germe responsable de la lèpre. Le but que nous avons derrière est d’avoir un traitement plus court et plus robuste pour la maladie », affirme le Dr Roch Christian Johnson, conseiller médical au sein de la fondation Raoul Follereau.

Malheureusement, ces quinze dernières années, le nombre de nouveaux cas stagne et a même tendance à remonter.
Dr Roch Christian Johnson, président de l’Association internationale contre la lèpre 26/01/2019 – par Valérie Cohen Écouter
Vaccin

Une autre piste prometteuse, mais moins avancée concerne le vaccin. Un institut de recherche américain a développé un candidat vaccin et l’a testé sur un modèle animal.

« Ce vaccin a montré une bonne efficacité et est capable de prévenir les dégâts neurologiques qui sont le problème majeur dans la lèpre parce que c’est la destruction des nerfs du système périphérique qui résulte dans les invalidités qu’on associé à la lèpre », explique le professeur Stewart Cole, à la tête de l’Institut Pasteur et spécialiste de la lèpre.

Reste à tester, chez l’homme cette fois, l’innocuité du vaccin, puis son efficacité. Cela devrait prendre plusieurs années.

Source: http://www.mediacongo.net/

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