Léon Juste Ibombo : « La qualité de service n’est pas une option, mais une obligation »

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Le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, a rappelé, aux opérateurs de téléphonie mobile le mercredi 12 octobre à son cabinet, que le gouvernement sera amené à prendre ses responsabilités si la qualité des services fournis par eux ne s’améliore pas dans les délais prescrits.

Léon Juste Ibombo : « La qualité de service n’est pas une option, mais une obligation »La réunion est dite « d’évaluation à mi-parcours » des actions engagées par les opérateurs afin d’améliorer la qualité des services. Elle est organisée un mois après celle tenue le 11 septembre 2017, au cours de laquelle le ministre Léon Juste Ibombo exhortait les opérateurs à tenir leurs engagements quant à la qualité des réseaux et des services dans un délai de deux mois.

« Il convient de reconnaître quelques efforts que vous fournissez pour l’amélioration de vos services. Cependant, il n’en demeure pas moins vrai, que plusieurs plaintes sont remontées au niveau du gouvernement de la part des consommateurs concernant les services que vous offrez aux populations », a déclaré Léon Juste Ibombo.

 « La qualité de service n’est pas une option, mais une obligation », a-t-il poursuivi. Parmi les plaintes « incessantes » citées par Léon Juste Ibombo, figurent la tarification élevée des appels téléphoniques, le non remboursement des crédits en cas de panne technique prolongée, l’augmentation des prix forfaitaires des appels, sms et Internet et l’inaccessibilité au service client.

« Le gouvernement ne saurait transiger sur la satisfaction finale de l’abonné, qui est d’ailleurs, l’une de ses préoccupations principales, au-delà de l’amélioration des indicateurs de performances techniques contenus dans vos cahiers de charges », a martelé le ministre. Il a soutenu que son intervention répondait dans le respect des prérogatives de ministres de tutelle. A ce titre, a-t-il précisé, il peut « délivrer, transférer, modifier, renouveler, réduire la durée, suspendre ou retirer les licences et veiller à la régulation de l’activité des sociétés privées et des organismes œuvrant dans les domaines des postes et télécommunications ».

Les opérateurs rassurent

De leur part, les directeurs généraux des sociétés de téléphones mobiles MTN, Airtel, Azur et aussi Congo Télécom ont rassuré les travaux techniques entrepris depuis pour améliorer les réseaux et les services. Azur a amorcé la réhabilitation de 186 sites avec la collaboration de Huawei. Mais « l’indisponibilité du carburant cause plusieurs déboires », sans compter la situation financière délicate de ces moments.

Le Directeur général de Airtel Congo a évoqué « un réseau qui se porte bien » sur la base des rapports. Le challenge de l’énergie, la fluctuation du gazole et l’inaccessibilité de certaines zones sont autant d’obstacles à surmonter pour parvenir aux résultats escomptés. Pourtant, précise Gérard Lokossou, la disponibilité du réseau y est, et Airtel poursuit sa logique d’amélioration du réseau qui pourrait supporter, bientôt, de nouvelles technologies.

Pour Djibril Ouattara, directeur général de MTN Congo, l’interpellation du gouvernement, le mois dernier, était « une grande surprise ». Toutefois, cet appel a été entendu, puisque, souligne-t-il, le réseau de MTN s’est nettement amélioré. Il est 1er en terme de performance des 22 opérations que compte le groupe. 32 milliards FCFA d’investissement ont été utilisés en 2016 pour plusieurs opérations techniques, a-t-il soutenu.

Saisissant évidemment le niveau d’exécution des recommandations par les opérateurs, le ministre Léon Juste Ibombo a exigé que les engagements soient pris pour « la résolution de la situation qui a trop durée ». Il a invité les opérateurs à une prochaine évaluation dans un mois. 

Légendes et crédits photo : 

Léon Juste Ibombo et les directeurs généraux des sociétés de téléphonie mobile

Source : adiac-congo.com

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