Législatives nationales et provinciales: les candidatures des professionnels des médias divisent le Csac et l’UNPC

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L’autorité de régulation des médias veut que les journalistes candidats aux prochains scrutins démissionnent de la profession au plus tard le 19 décembre, pendant que la corporation pense que l’éthique évoquée n’était pas une norme écrite pour les contraindre à cesser d’appartenir à la profession.

L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) continue de s’insurger contre la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac) qui appelle les journalistes candidats aux législatives nationales et provinciales à quitter la profession au plus tard le 19 septembre.

Dans une mise au point faite le 13 septembre, à Kinshasa, l’UNPC note que « l’éthique n’est pas une norme écrite pour que le Csac oblige les journalistes à quitter la profession ». L’UNPC rappelle, en plus, que le Csac n’a pour mission que de réguler les médias et non les journalistes. « L’UNPC observe que dans la situation présente, les statuts qui la régissent y compris le code de déontologie du journaliste congolais n’indiquent par aucune disposition, l’obligation faite aux journalistes candidats de quitter la profession pour ce faire », appuie l’UNPC qui accuse, en outre, le Csac de confondre l’éthique et le code de déontologie.

La fessée de l’UNPC au Csac

Soutenant la position de la corporation, le président de l’UNPC, Joseph-Boucard Kasonga Tshilunde, en effet, souligne dans sa mise au point que l’éthique et le code de déontologie ne sont pas synonymes. Cette dernière, précise l’UNPC, est un corps de règles plus ou moins précises alors que la première n’est pas codifiée tout autant. « Elle fait simplement appel à la conscience de chacun et tient aux valeurs et à des principes moraux », argumente l’UNPC. Pour elle, l’éthique n’était pas une norme écrite pour que le Csac s’en réfère afn de contraindre les journalistes candidats à cesser d’appartenir à la profession alors qu’ils ne sont que candidats.

Cette position rencontre celle de ces journalistes visés qui, dans leurs différentes interventions, appellent le Csac à ne pas aller au-delà de ses prérogatives. « Si le Csac veut nous amener à démissionner, qu’en est-il alors des ministres ou mandataires dans les entreprises publiques candidats pour ces mêmes élections ? », s’est enquis un journaliste concerné par cette situation.

Pour tous ces professionnels des médias candidats aux prochains scrutins, le Csac doit se contenter de gérer ou de réguler les médias. Plusieurs journalistes sont candidats aux élections attendues au mois de décembre. Parmi les plus connus, il y a Mike Mukebayi, Eliezer Thambwe, Pascal Owandje, Chrystel Vuanga ainsi que Léon Nembalemba. Ce dernier, malgré le fait qu’il anime des émissions et tient une chaîne de télévision, se voit plus un acteur social qu’un journaliste ou un professionnel des médias. Les trois premiers sont passés à l’émission animée par le dernier, sur Molière TV, où ils se sont insurgés contre cet appel du Csac alors qu’il y avait un autre codébateur, communicateur de la majorité au pouvoir, Papy Tamba, qui a donné raison à l’autorité de régulation des médias. Ce dernier a noté qu’il était dangereux que ces journalistes devenus politiques et inscrits sur les listes des partis ou regroupements politiques, continuent à prester, au risque de pécher par manque d’équité.

 

Légendes et crédits photo : 

Photo: Le président de l’UNPC, Joseph-Bpoucar Kasonga Tshilunde

Source : http://www.adiac-congo.com/

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