Le ministre Kapika à Lubumbashi pour s’assurer du climat économique en période des festivités

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Le numéro 1 de l’Economie nationale, Joseph Kapika, était face aux entrepreneurs lushois au siège de la FEC/Katanga, le mercredi 6 décembre 2017, pour un entretien professionnel sur la maîtrise et l’adaptation de l’économie en cette période des fêtes. Après cet entretien de fixation économique, le patron de l’économie nationale a répondu aux questions de la rédaction de mediacongo.net

mediacongo.net : Quel est le climat économique actuel à la frontière de Kasumbalesa?

Joseph Kapika : A la frontière de Kasumbalesa depuis mon dernier passage, le climat est calme, surtout grâce aux mesures que nous y avons prises de combattre la fraude douanière et cela est très visible à travers les recettes douanières. Ce qui est évident, il y a une tendance à la hausse et pour juguler cette crise, vous êtes au courant que nous sommes entrain de construire un mur de 10km afin de mettre fin au phénomène « Bilanga », cette façon de marchander illégalement.

…et la situation économique dans le Haut-Katanga?

La situation économique dans le Haut-Katanga n’est pas différente de celle du pays en général. Nous avons connu des turbulences avec le taux de change, mais je pense que nos investisseurs reviennent progressivement. On a participé à la 8e édition du sommet de commerce avec des investisseurs sud-africains qui ont affirmé leur engagement à aider la RDC. Dans le pétrole, l’entreprise Peko vient d’investir avec 1 milliard USD, et dans le même secteur le groupe français « Total » compte aussi mettre des moyens. Je crois bien que c’est des signes qui ne trompent pas. Mais l’objectif, c’est de faire en sorte que l’agriculture puisse permettre à notre économie de se développer davantage.

Quelles sont dispositions prises pour les fêtes?

Nous avons des dispositions assez claires. Nous avons reçu les instructions du chef de l’État. Primo : que les fêtes se passent en beauté à travers le pays, particulièrement dans le centre où il y a de grosses consommations. Ici à Lubumbashi, nous avons eu un entretien avec le gouverneur du Haut-Katanga et celui du Lualaba que nous avons joint au téléphone ; un long entretien avec la FEC et la visite des fermes aussi. Donc, du côté alimentaire de manière générale, il n ya pas à s’inquiéter, le stock est là pour servir Lubumbashi, Likasi , Kipushi, Kolwezi et Kasumbalesa, mais il y a un grand soucis en ce qui concerne les maïs, le stock est insuffisant. Il faut avoir un stock important et dans le meilleur délai.

Les efforts sont entrepris pour consommer 80% Congolais. Nous mettons des moyens pour faire de l’agriculture une priorité. Il y a aussi la problématique d’importation. Raison pour laquelle j’ai associé la Société nationale des chemins de fer(SNCC) vu que l’Etat la subventionne en carburant et lubrifiant, elle est sensé ramener le stock à Dilolo, voire dans l’espace kasaien. Il faut qu’il y ait absolument au moins trois trains avant les fêtes, pour acheminer les poissons salés et les fretins , surtout que cet espace sort d’une tragédie dite « Kamwina Nsapu ».

Quelle est l’attitude du gouvernement congolais face à l’importation de la farine de mais de la Zambie?

Nous importons la farine de mais zambien parce que nous n’en produisons pas. Nous avons le même sol et la même pluie, mais la différence vient du simple fait que le gouvernement zambien subventionne l’agriculture. Ce qui ne se fait pas au Congo. Conséquence : les maïs de la Zambie sont moins chers que les nôtres sur marché. Raison pour laquelle nous sommes réunis avec le gouvernement provincial de Kinshasa, la FEC et les opérateurs économiques pour prendre des dispositions nécessaires de façon à ce que nos produits soient plus compétitifs sur le marché.

Source : Media Congo

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