Le Kongo Central s’en va en guerre contre la rage canine

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La province du Kongo Central a démarré depuis le mardi 13 février, une campagne de vaccination des animaux domestiques contre la rage canine. Organisée par le Service vétérinaire de cette province, cette opération vise notamment les chiens, chats et les singes, révèle une dépêche de l’Agence congolaise de presse (ACP) . 

Les objectif de l’opération est d’épargner la population contre cette maladie mortelle qui se transmet à l’homme par la morsure de l’animal atteint.

Cette campagne de vaccination, qui coïncide avec la journée mondiale de lutte contre la rage, célébrée le 13 février de chaque année, cible toutes les entités rurales et urbaines de la province du Kongo Central.

Selon l’inspecteur vétérinaire provincial, Léonard Ntumuanga Luyidula, cette campagne est destinée essentiellement à tous les animaux domestiques précités, qui n’ont pas été vaccinés lors de la dernière campagne du 28 septembre 2017. C’est ainsi qu’il lance un appel à la population afin qu’elle répondre, positivement à cette opération.

PLUS DE 150 PAYS TOUCHES PAR LA RAGE

Dans la ville portuaire de Matadi, « la rage canine semble être endémique à cause de la cohabitation des chiens domestiques avec les sauvages qui habitent dans les creux des pierres, et viennent vivre ensemble la nuit d’où l’éradication de la rage canine dans cette ville pose problème », annonce l’ACP. 

La rage est encore présente dans plus de 150 pays. De nombreux cas de contamination chez les chiens, directement responsables de la transmission vers l’homme, sont relevés à ce propos. Or, la vaccination d’au moins 70% des chiens pourrait interrompre le cycle de transmission chez les chiens et vers l’homme. Maladie d’origine virale, évitable.

Les chiens sont principalement à l’origine des cas mortels de rage humaine et représentent jusqu’à 99% des cas de transmission à l’homme. En les vaccinant les chiens et en évitant leurs morsures, on peut parvenir à éliminer la rage.

LE GESTE QUI SAUVE DE LA RAGE

L’infection tue des dizaines de milliers de personnes chaque année, principalement en Asie et en Afrique. Les enfants de moins de 15 ans représentent 40% des personnes mordues par un animal pour lequel il existe une suspicion de rage.

Le nettoyage immédiat et soigneux de la plaie à l’eau et au savon, après le contact avec un animal suspect, est essentiel. Ce geste peut ainsi sauver la vie de la victime.

L’OMS, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Alliance mondiale contre la rage (GARC : Global Alliance for Rabies Control) ont établi la collaboration « Tous unis contre la rage » afin d’adopter une stratégie commune pour ramener à zéro le nombre des décès humains dus à la rage d’ici 2030.

Source : Media Congo

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