L’Asadho déplore certains propos tenus par quelques journalistes de la RTNC

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L’Association africaine des droits de l’homme (Asadho) se dit « préoccupée » par les menaces et paroles « attentatoires » à sa réputation et à celle de ses dirigeants dont les journalistes de la RTNC, chaîne nationale, ont fait usage lors de l’édition du journal télévisé (JT) diffusé du mardi 18 avril 2017 à 19H00.

A en croire son communiqué publié ce mercredi 19 avril 2017, cette organisation condamne les propos des journalistes de la télévision nationale.

Il s’agit de deux journalistes dont Guillaume Kuku Mamengi Panji, qui se sont pris violemment à l’Asadho et à son président national, Me Jean-Claude KATENDE, les accusant ainsi d’être au service des néo libéraux belges. Ce, parce que l’Ongdh a rendu public un communiqué soutenant que la nomination de Bruno Tshibala comme 1er ministre est une violation de la Constitution. « Ils ont qualifié nos propos comme étant un appel à l’insurrection », regrette Jean-Claude Katende.

Selon l’Asadho, ils ont accusé, sans aucune preuve, JC Katende de « confusioniste » qui a été rétribué pour entretenir une atmosphère qui permet aux officines étrangères de justifier leurs prétentions de venir mettre de l’ordre en République démocratique du Congo.

Cette structure demande l’ouverture d’une enquête et des sanctions administratives à l’endroit des journalistes dont il est question.

Asadho demande par ailleurs au Conseil Supérieur d’Audiovisuel et de la Communication (Csac) d’ouvrir une enquête au sujet des atteintes aux droits fondamentaux reconnus aux Congolais par les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme, dont se rendent coupables certains journalistes de la télévision nationale. Il est également demandé à cet organe d’autorégulation de prendre des mesures pour que la RTNC permette aux personnes que ses journalistes mettent en cause de présenter leur version des faits conformément aux lois de la République.

L’Asadho rappelle que la RTNC est une institution publique appartenant à tous les Congolais. « Elle ne peut être instrumentalisée ou utilisée pour s’attaquer aux Congolais qui ne partagent pas les options politiques du Président de la République ou de la Majorité présidentielle », conclut-elle.

Source : Media Congo

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