La nomination de Bruno Tshibala est contraire « à l’esprit et la lettre de l’accord du 31 décembre », selon UE

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L’Union européenne (UE) a rendu publique ce samedi 8 avril une déclaration dans laquelle elle estime que la nomination du Premier ministre Bruno Tshibala est contraire « à l’esprit et la lettre de l’accord de la Saint Sylvestre », et souffre de manque de consensus.

Dans cette déclaration, l’Union européenne affirme prendre note « du discours du Président Kabila du 5 avril sur l’état de la Nation, suivi par la désignation d’un nouveau Premier Ministre, contrairement à la lettre et à l’esprit de l’Accord du 31 décembre 2016. Elle observe le manque de consensus sur cette nomination et marque sa grande inquiétude à ce sujet. »

Toutefois, elle se dit préoccuper par cette nomination puisqu’elle ne répondrait pas aux aspirations du peuple par manque de consensus.

Elle interpelle en outre les acteurs politiques congolais au sujet des prochaines manifestations en les rappelant que « le droit de manifester pacifiquement est le corollaire de tout processus politique » et en demandant à l’opposition, qui irait manifester, « d’éviter les débordements » C’est pourquoi, elle invite finalement les responsables du maintien de l’ordre « à garantir le respect de l’espace public et à éviter l’utilisation disproportionnée de la force ».

Enfin, l’Union européenne menace à nouveau de sanctions individuelles, tous les responsables politiques et membres des forces de sécurité « qui seraient responsables de graves violations des Droits de l’Homme, inciteraient à la violence ou qui feraient obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique et respectueuse de l’aspiration du peuple congolais »

Sur ce point, on se rappellera qu’en décembre 2016, l’UE avait pris des mesures restrictives en matière de déplacements et fait geler des avoirs de sept hauts responsables de l’armée, de la police et de l’administration congolaise qui étaient accusé, par elle, de violences. L’institution européenne avait par ailleurs déjà menacé d’étendre cette liste « en cas d’obstruction du processus électoral », tout en apportant son soutien à la médiation des évêques congolais.

L’UE conclue cette déclaration en affirmant qu’« elle continue de suivre la situation de la RDC de près, en partenariat avec les pays de la région et les autres membres de la communauté internationale. »

Ci-jointe, la déclaration complète :

Source : Media Congo

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