La mortalité maternelle est due aux avortements clandestins, selon une éducatrice à la vie

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La coordination de l’ONG «Femme vertueuse », dans la commune de Makala, Margueritte Mongo, a fait savoir lundi, au cours d’un entretien avec l’ACP, que des avortements clandestins sont à la base de la morbidité et de la mortalité maternelles tant chez les jeunes que chez les adultes.

Mme Mongo a défini l’avortement comme une interruption spontanée, thérapeutique ou provoquée de la grossesse, ajoutant qu’il est souvent pratiqué par des personnes qualifiées ou non qualifiées dans la clandestinité. « L’avortement clandestin désigne l’interruption de la grossesse par des personnes qui n’ont pas les connaissances ni compétences nécessaires dans des conditions nuisibles à la santé », a indiqué  Mme Mongo précisant que les risques de morbidité et de mortalité liés aux avortements pratiqués dans ces conditions sont élevés.

Elle a affirmé que les risques de mortalité sont plus importants chez les adolescentes que  chez les femmes adultes avant d’énumérer quelques conséquences qu’engendre l’avortement, à savoir l’hémorragie pouvant conduire à la mort, l’anémie, le tétanos, l’infection ou l’abcès pelviens, la stérilité secondaire, le scepticisme et l’hystérectomie.

Au-delà de ces conséquences, l’anémie et le scepticisme sont des causes courantes de décès maternelles, chez les jeunes. Les conséquences sociales et économiques se résument dans l’abandon scolaire et la soumission à un emploi mal  payé ou à la prostitution, le rejet familial et la possibilité d’être stigmatisée. Elle a aussi parlé d’une perte de ressources humaines dans  la famille voir même dans la société.

Source: http://www.mediacongo.net/

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