La Monusco attaquée à Lubero: à l’origine, les Maï-Maï visaient les FARDC

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En République démocratique du Congo (RDC), le calme est revenu à Lubero dans le Nord-Kivu à l’est du pays, après l’attaque menée par une trentaine de Maï-Maï sur une base de la Monusco, à 4 km du centre-ville, vendredi 5 octobre.

Il s’agit de la troisième attaque du genre dans la ville, depuis le début du mois septembre. Le bilan fait état de deux Maï-Maï tués par les Casques bleus qui ne déplorent aucune victime dans leur rang. Deux autres Maï-Maï ont été blessés et évacués, à Goma, par la Monusco. Selon les interrogatoires menés avec les blessés, le mobile était, semble-t-il, plutôt la ville de Lubero que la Monusco.

Le territoire de Lubero est très régulièrement le théâtre d’affrontements entre militaires  des Forces armées de RDC (FARDC) et groupes armés ou encore entre groupes armés entre eux. Cette fois-ci, ce sont des Maï-Maï qui sont venus attaquer la base de la Monusco mais qui voulaient, au départ, attaquer les FARDC.

Joint par RFI, Joy Bokele, admnistrateur du territoire de Lubero, cite la version des attaquants qui étaient sur le terrain et à qui on a demandé quel avait été le mobile de leur action et pourquoi ils avaient attaqué la base de la Monusco.

« Ils nous ont répondu qu’ils étaient avec leur mouvement et que l’objectif était de venir attaquer Lubero et de prendre Lubero. L’un d’entre deux a par ailleurs précisé qu’ils voulaient attaquer les FARDC et ne trouvant pas les Forces armées de la RDC, ils s’en sont pris à la base de la Monusco », a rapporté l’administrateur du territoire de Lubero.

Joy Bokele ajoute cependant que l’on ne pourra jamais savoir le pourquoi de cette attaque. Il souligne qu’il s’agissait de jeunes et qu’ils étaient drogués.

« Nous pensons que ce sont des jeunes gens drogués puisque même ceux qui étaient là, avaient du chanvre. Presque tout le monde en avait et nous avons alors compris qu’ils étaient en train de droguer la jeunesse. Or, quelqu’un qui est drogué, parfois ne réfléchit pas et arrive à faire ou commettre n’importe quoi », prévient-il avant d’exprimer une grande inquiétude.

« L’inquiétude, pour nous, c’est de voir des jeunes gens qui constituent pratiquement l’avenir de demain, tomber dans des situations comme celles-ci. Ce n’est pas tant l’inquiétude par rapport à a sécurité car nous pensons que les mesures sécuritaires sont prises et que le gouvernement sait pertinemment qu’il faut prendre des dispositions pour sécuriser la population », a déclaré, à RFI, Joy Bokele, admnistrateur du territoire de Lubero.

Source : Media Congo

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