La fusion Barrick/Randgold n’affecte pas l’autonomie de Kibali, selon le Dr Mark Bristow

0

Une affirmation qui fait suite aux allégations de la Société Minière de Kilo-Moto SA (SOKIMO) selon lesquelles le projet de fusion Barrick / Randgold introduirait un nouveau partenaire dans la joint-venture Kibali en République démocratique du Congo.

Et SOKIMO, pour ce faire, entend par conséquent « faire valoir ses droits », relaie-t-on.

« Il indique que la fusion n’aura aucun impact dans le projet Kibali dans lequel Randgold détient 45 % de part et la SOKIMO en détient 10 ». Selon le directeur général de Kibali Gold Mine, Cyrille Mutombo qui relaie le Dr Mark Bristow, « Kibali n’est pas vendu, n’a pas non plus fait de fusion avec qui que ce soit. Elle est plutôt une société dans laquelle Randgold est opérateur. Et rien n’a changé et ne va pas changer », a-t-il précisé.

Dans cette fusion, a indiqué Cyrille Mutombo, il n’y a aucun paiement, chacun de ces géants miniers apporte ce qu’il dispose : « Randgold apporte ses cinq mines d’Afrique tandis que Barrick Gold apporte sa quinzaine de mines dans le monde. »

Il l’a dit au cours de la conférence de presse trimestielle, la 36e en l’occurence, ce lundi 22 octobre à Kinshasa.

Nouveau record de production trimestrielle dans sa mine

Par ailleurs, Kibali a annoncé que sa mine d’or continue d’améliorer ses performances dans tous les domaines et devrait afficher des résultats record pour le trimestre terminé en septembre.

Mark Bristow, DG de Randgold Resources a indiqué que la mine fonctionnait à un niveau égal ou supérieur à sa capacité prévue, en raison du démarrage de la production souterraine, de l’accès à du minerai de plus grande teneur et de l’optimisation du système de manutention automatisée.

« Cela confirme notre vision selon laquelle Kibali devrait significativement surpasser ses prévisions de production de 730 000 onces pour l’année globale », a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu’avec l’achèvement de son programme d’investissement sur sept ans, Kibali est maintenant sur le point de commencer à restituer les capitaux aux investisseurs qui ont financé son développement.

« Même si Kibali n’est entrée en pleine production que cette année, elle a déjà apporté une contribution majeure à l’économie congolaise. A ce jour, sa contribution dans le pays s’élève à près de 2,5 milliards de dollars sous forme d’impôts, de permis, de développement des infrastructures, de salaires et de paiements aux fournisseurs locaux », a-t-il noté.

La production d’or qui continue sur sa bonne trajectoire fait également partie des sujets abordés au cours de cette rencontre avec la presse.

Au troisième trimestre, la production de Kibali Gold Mine va dépasser 730 000 oz pour l’année 2018.

Bien plus, Mark Bristow a également informé à la presse qu’un accord avait été conclu avec le ministère de Finances pour le remboursement de la TVA, en souffrance, dont le montant s’élève à 218 millions de dollars.

Cet accord prévoit que 40 millions soient payés dans un premier temps et que le solde soit réglé sur la base compensatoire.

Aussi faudrait-il indiquer que le ministère de finances a exempté Kibali Gold Mine de la TVA sur les biens et services locaux.

 

Source: http://www.mediacongo.net/

Laisser un commentaire