La crise à l’Assemblée nationale s’enflamme : l’opposition maintient son boycott et veut évincer Minaku du perchoir

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L’opposition parlementaire a maintenu mardi 10 octobre sa décision de ne plus participer aux travaux parlementaires.

Pour les parlementaires de l’opposition, la question des motions incidentielles de la Majorité Présidentielle qui bloquent systématiquement les motions de défiance ou de censure à l’encontre des membres du gouvernement doit être éclaircie avant qu’ils reviennent sur leur décision de suspension des travaux.

C’est-ce qui ressort de la réunion des parlementaires de l’opposition tenue au Palais du peuple et dont le résumé a été fait par Christophe Lutundula.

La colère de l’opposition s’explique par le fait que la Cour Constitutionnelle à qui cette question avait été soumise, avait déjà tranchée en janvier 2016 en disant que les articles de la Constitution relatif au contrôle du pouvoir exécutif via les motions de défiance ou de censure, n’appelaient à aucune interprétation car ils étaient clairs.

En clair, une motion incidentielle ne saurait contrarier une motion de défiance ou une motion de censure, a dit la Haute Cour.

Malgré cet arrêt, la Majorité a utilisé vendredi dernier la motion incidentielle contre les motions de défiance qui visaient 2 de ses ténors: Léonard She Okitundu (VPM en charge des affaires étrangères) et Emmanuel Ramazani Shadary (VPM en charge de l’intérieur).

Pour éviter que ne se répète cette situation l’opposition parlementaire à décidé d’entreprendre les actions suivantes:

1. Adresser une lettre au Bureau de l’Assemblée nationale,

2. Saisir les instances parlementaires internationales,

3. La signature d’une pétition de destitution du président l’Assemblée nationale.

C’est à l’issue de ces démarches que les députés de l’opposition vont déposer une motion de censure contre le premier ministre Bruno Tshibala pour non application du taux budgétaire dans la loi de finances 2017.

La majorité a réagi aussitôt en disant que l’opposition veut bloquer les travaux de l’Assemblée nationale alors que celle-ci s’apprête à examiner des lois importantes sur le processus électoral.
Pour la mouvance présidentielle, les opposants sont dans un schéma insurrectionnel. Le boycott des plénières de la chambre basse procède de leur stratégie du chaos.

 

Pour rappel, le président de l’Assemblée nationale avait réuni lundi 9 octobre les présidents de tous les groupes parlementaires.

À cette occasion, il avait demandé aux députés de l’opposition de mettre fin au boycott des travaux parlementaires.

Ces derniers avaient quitté bruyamment l’hémicycle le 6 octobre 2017 après que le député Babaswe eut évoqué par motion incidentielle de fausses signatures sur les documents de contrôle parlementaire, ce qui bloquât la poursuite des motions de défiance contre le n°2 et n°3 du gouvernement Tshibala.

 

Zabulon Kafubu

Source : 7sur7.cd

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