La Banque mondiale juge inefficace la politique de gestion économique de 38 pays africains

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La Banque mondiale a publié le 2 août un rapport dans lequel elle souligne qu’environ 38 pays sur les 54 pays du continent africain possèdent une politique de gestion économique inefficace.   

Intitulé « Évaluation des politiques et des institutions nationales en Afrique (CPIA) », ce document qui dresse l’état des lieux de la gestion économique, des politiques structurelles et d’inclusion sociale du secteur public dans certains pays du continent, souligne avec insistance la faiblesse de la qualité des politiques et des institutions nationales de beaucoup de pays africains.

« Il faut savoir que, même si certains pays continuent d’afficher de bons résultats comme le Rwanda, le Sénégal ou encore le Kenya, la situation tend à se détériorer. La lecture de ce sombre tableau peut se faire sur la qualité des réformes des politiques et des institutions qui, d’ailleurs sont devenues trop lentes », précise le rapport.

Comparativement à d’autres pays africains, le Rwanda qui a déjà mis en place un comité réservé aux réformes et aux politiques publiques pour renforcer la qualité de ses institutions, se trouve en tête du classement devant le Sénégal et le Kenya.

Parmi les pays qui sont en position critique se trouve : la Centrafrique, le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC), le Mozambique, le Soudan du Sud et le Zimbabwe.

« Parmi les pays ayant connu un glissement moins marqué de la qualité de leurs politiques et institutions figurent le Bénin, le Burundi, le Tchad, le Cap Vert, le Congo, le Ghana, le Niger, le Nigeria, la Sierra Leone et l’Ouganda », indique le rapport de la Banque mondiale.

Selon le même rapport, cette situation s’explique par la conjoncture défavorable qui exacerbe les faiblesses macroéconomiques de certains pays tels le Nigeria, le Congo, le Burundi et le Zimbabwe.

« Nous analysons la qualité des institutions en place pour mettre en œuvre les réformes. Par exemple, si un pays qui veut combattre la corruption crée une agence indépendante dédiée à cela, c’est un signe qui témoigne son caractère sérieux. En revanche, si cette agence ne dispose d’aucun pouvoir ou moyen, nous prenons cela comme un manque de volonté », a signifié, l’un des auteurs du rapport, l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, Albert Zeuf.

Source : adiac-congo.com

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